La dangereuse conquête de Sandra Leduc

Une Ottavienne sur l'Everest

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L'Ottavienne Sandra Leduc a conquis le toit du... (Courtoisie)

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L'Ottavienne Sandra Leduc a conquis le toit du monde en mai dernier. Une ascension qu'elle a documentée en direct sur Twitter.

Courtoisie

 

Simon Cremer
Le Droit

L'ascension du mont Everest, la montagne la plus haute du monde, n'est pas une mince affaire. Le pic de 8848 mètres est difficilement accessible, même pour les grimpeurs les plus expérimentés.

Les risques d'une telle expédition ont été rappelés de façon sinistre, il n'y a pas si longtemps, avec la mort d'une alpiniste canadienne d'origine népalaise, Shriya Shah-Klorfine.

Pourquoi donc est-ce que Sandra Leduc a entrepris d'escalader - avec succès - le mont Everest ?

« Parce qu'il est là », explique l'aventurière originaire d'Ottawa, citant George Mallory, l'un des premiers alpinistes à tenter l'ascension du sommet.

Sandra Leduc avait visité le Népal - et le camp de base de l'Everest - une première fois il y a douze ans. « J'ai vu des sherpas monter, et je me suis dit que je voulais faire la même chose. »

Avocate de formation, elle s'est mise en tête d'amasser les fonds et l'expérience nécessaires pour tenter cet exploit. Depuis sept ans, elle fait de l'alpinisme aux quatre coins du globe. « Mon but est de faire les sept sommets des sept continents (en comptant l'Amérique du Nord et du Sud). Je suis à cinq, maintenant que j'ai fait l'Everest ! »

Si elle a financé son expédition de sa poche, Sandra Leduc a grimpé pour une cause, celle de Soldier On. L'organisme charitable vise à aider, par le sport, les soldats canadiens blessés. « C'était une association logique pour moi, vu que je fais justement une activité physique », explique l'aventurière.

Elle a aussi gagné une perspective personnelle de la réalité des soldats, en travaillant pendant deux ans à l'ambassade canadienne à Kaboul, en Afghanistan. Mais plus que tout, c'est l'amour de la montagne qui l'a guidée. « D'être là-haut, de savoir que c'est le sommet du monde, c'est incroyable. »

Périlleuse ascension

Son ascension de l'Everest, Sandra Leduc l'a documentée en direct, via le réseau Twitter. Par moments, son récit est dramatique, voire lugubre.

Le 17 mai, on peut lire « Miracle au camp 2. Au milieu d'une chute de glace, j'ai perdu la vue, et ma pression a chuté. Mais j'ai mangé du sucre, je me suis reposée, et me revoici en marche ».

Le 22 mai, après une tentative ratée d'atteindre le sommet, elle écrit : « Plusieurs corps inertes... Je pensais que j'étais dans une morgue. »

Les conditions extrêmes rendent toute mission de sauvetage périlleuse, ce qui explique la scène morbide.

L'altitude et la météo forment les principaux dangers. « Il faut être capable de se débrouiller soi-même, au lieu de compter sur ses guides. On ne sait jamais quand une tempête peut frapper et nous isoler. »

« Il y a des gens qui n'ont pas assez d'expérience, qui rendent le parcours plus dangereux, pour eux et pour les autres. Beaucoup de gens sont partis en même temps, ce qui ajoute un autre niveau de difficulté », note Sandra Leduc.

Plus de détails dans l'édition du 11 juin ou sur ledroitsurmonordi.ca

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