Des artisans et partenaires déçus de la nouvelle formule

Sourires fanés au Festival des tulipes

Sur le même thème

Il n'y avait pas que les tulipes qui avaient parfois piètre mine en  cette... (Martin Roy, LeDroit)

Agrandir

Martin Roy, LeDroit

 

Guillaume St-Pierre
Le Droit

Il n'y avait pas que les tulipes qui avaient parfois piètre mine en cette dernière fin de semaine du Festival canadien des tulipes. La nouvelle formule adoptée cette année par l'événement est loin de faire l'unanimité.

Au premier chef, les artisans assis à l'ombre de leurs kiosques déserts au Pavillon international des arts et de la scène de l'amitié, coin Preston et Carling, dans la Petite Italie, ne se sont pas fait prier pour écorcher les organisateurs, lorsqu'interrogés par LeDroit.

« Cet endroit est le pire emplacement pour un festival, laisse tomber un artisan qui n'a pas voulu s'identifier. Le gravier au sol est horrible. Le parc Major était parfait. C'est en plein milieu du quartier touristique. » L'artiste qui fabrique de petits bijoux estime à 25 % ses ventes en comparaison à l'an dernier. « Les gens se demandent où se passe le festival, poursuit-elle. Il n'y a pas eu assez de publicité. »

Le festival a quitté le parc Major, situé derrière le Château Laurier, en raison des frais d'utilisation « exorbitants » des parcs appartenant à la CCN. Le comité organisateur a donc fait éclore ses activités au marché By, dans la Petite Italie et dans le quartier chinois.

Un peu plus loin, chez les Turcs, la déception était palpable. « Nous ne sommes pas satisfaits avec l'organisation, affirme Aysegul Ozcam, de l'ambassade de la Turquie. Si c'est comme ça l'an prochain, je ne pense pas que nous allons revenir. »

Confusion chez certains visiteurs

Certains visiteurs rencontrés au parc Major, où des centaines de milliers de tulipes ont tout de même été plantées, ont semblé moins déçus que confus. « J'ai beaucoup entendu parler du festival, souligne Denisa Voicu, en visite de Montréal. On m'a dit au Parlement que c'était ici. C'est tout ? »

Une porte-parole du festival, Bernadette Salamé, estime que la formule fonctionne. Elle n'a besoin que d'un peu de temps pour mûrir à Ottawa.

Plus de détails dans LeDroit du 22 mai ou sur ledroitsurmonordi.ca

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer