La conseillère Harder veut mettre les freins à VIA Rail

La conseillère Jan Harder demande à VIA Rail... (Photothèque La Presse)

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La conseillère Jan Harder demande à VIA Rail de mettre les freins dans son quartier. L'élue de Barrhaven dit craindre le pire lorsque le transporteur ferroviaire décuplera la vitesse de ses engins, de 16 km/h à 160 km/h, à travers deux passages à niveau de la banlieue résidentielle du sud d'Ottawa.

Photothèque La Presse

François Pierre Dufault
Le Droit

La conseillère Jan Harder demande à VIA Rail de mettre les freins dans son quartier. L'élue de Barrhaven dit craindre le pire lorsque le transporteur ferroviaire décuplera la vitesse de ses engins, de 16 km/h à 160 km/h, à travers deux passages à niveau de la banlieue résidentielle du sud d'Ottawa.

La nouvelle limite de vitesse prendra effet le 6 mai.

Mercredi, le conseil municipal d'Ottawa a fait parvenir une lettre au ministre fédéral des Transports, Denis Lebel, lui demandant le maintien du statu quo.

Le fédéral a investi 55 millions$ depuis quatre ans pour améliorer les voies ferrées de l'Est ontarien. Les trains de passagers peuvent maintenant rouler jusqu'à 160 km/h, alors qu'ils étaient auparavant limités à 120 km/h. À la fin janvier, VIA a lancé deux trains express reliant Ottawa et Toronto en moins de quatre heures, six jours par semaine.

Ces trains express devaient tout de même ralentir aux abords des passages à niveau des chemins Fallowfield et Woodroffe, à Barrhaven. Et ils devaient s'approcher de ces deux intersections à une vitesse maximale de 16 km/h pour activer la signalisation et les barrières de sécurité. Un nouveau système de signalisation - «le plus sécuritaire au pays» - leur permet à présent de rouler à plein régime.

«Dangereux», selon Harder

«Il y a 75 000 habitants à Barrhaven. On ne peut aller nulle part sans traverser la voie ferrée au moins une fois. Si les trains roulent à 160 km/h, ça leur prendra 1,6 km pour en venir à un arrêt complet en cas d'urgence. C'est tout simplement dangereux», dénonce Mme Harder.

Le maire Jim Watson réclame un sursis à la société d'État. «Je ne crois pas que ce soit à l'avantage de VIA d'aller de l'avant sans tenir compte de la très vive opposition de la communauté.»

Plus de détails dans LeDroit du 26 avril ou sur ledroitsurmonordi.ca

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