« Amnistie » pour les artefacts disparus du Château Laurier

À la recherche des trésors perdus

Le Château Laurier a ouvert ses portes le... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Le Château Laurier a ouvert ses portes le 1er juin 1912. Il a depuis hébergé des millions de visiteurs.

Patrick Woodbury, LeDroit

François Pierre Dufault
Le Droit

Le Fairmont Château Laurier est à la recherche de ses trésors perdus. Ces trésors qui ont façonné le siècle d'histoire de l'hôtel le plus prestigieux d'Ottawa sont aujourd'hui enfouis dans des malles, peut-être à l'insu de ceux qui les ont reçus en héritage.

Argenterie, vaisselle, bibelots et photos d'époque reprendront vie dans le cadre d'une exposition marquant le centenaire du 1 rue Rideau à compter du mois de juin.

La semaine prochaine marquera le début d'une « chasse aux trésors » de 100 jours. La direction de l'hôtel espère rapatrier des morceaux de l'histoire de l'établissement. « Il y a quelques années, une personne de Vancouver nous a contacté pour nous dire qu'elle avait retrouvé une vieille clé en laiton portant le logo de l'hôtel. Cette clé appartenait à son grand-père. Elle date des débuts de l'hôtel », illustre la porte-parole Deneen Perrin.

L'hôtel qui a ouvert ses portes le 1er juin 1912 a hébergé des millions de visiteurs. Certains d'entre eux sont repartis avec des artefacts... de façon plus ou moins légitime. Peu importe, dit Mme Perrin, « nous aimerions vraiment savoir comment certains de ces objets ont été acquis, mais si une histoire doit rester secrète, nous respecterons l'intimité des donneurs et des prêteurs ».

Les objets peuvent être donnés ou prêtés à l'hôtel pour être exposés à partir du 1er juin jusqu'à la fin de l'année 2012.

La direction du Fairmont Château Laurier recherche particulièrement des boîtes de cigares et de la vaisselle datant de l'époque où l'hôtel appartenait à la Compagnie des chemins de fer du Grand-Tronc, entre 1912 et 1919. Elle est aussi à la recherche de photos d'époque et d'histoires personnelles, comme celle de cette jeune mariée de l'entre-deux-guerres qui a perdu le diamant de sa bague dans la piscine de l'hôtel. « Il avait fallu vider la piscine pour retrouver le diamant », raconte Mme Perrin.

Plus de détails dans LeDroit du 18 février ou sur ledroitsurmonordi.ca

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