Le plan, qui s'échelonne sur six ans, donnerait aux francophones et aux Premiers Peuples la place qui leur revient dans l'espace culturel de la capitale.
Une ovation debout a accompagné le dépôt du Plan d'action renouvelé pour les arts et le patrimoine, hier, devant le comité municipal des services communautaires et de protection. Les groupes culturels qui ont participé à sa conception ne tarissaient pas d'éloges à l'endroit de l'administration municipale. Ils ont souligné « l'ouverture et le respect » dans lequel le travail a été accompli.
« La Ville semble avoir cessé de percevoir les arts et le patrimoine comme des dépenses et les perçoit plutôt comme des investissements. À l'inverse d'une infrastructure qu'on paie et qu'on regarde se détériorer pendant 30 ans, la culture n'a pas une durée de vie limitée. Elle continue toujours de grandir », affirme Patrick Bourbonnais, du Mouvement d'implication francophone d'Orléans (MIFO).
« C'est une occasion unique de travailler ensemble et de solidifier nos relations », ajoute le chef Gilbert Whiteduck, de la réserve algonquine de Kitigan Zibi.
« Une véritable industrie »
Avec ses 27 festivals, ses 24 musées et ses 19 troupes de théâtre, la scène culturelle d'Ottawa attirerait environ quatre millions de visiteurs par année. « C'est une véritable industrie », insiste Lilly Koltun, la présidente du comité de pilotage municipal pour le renouvellement du plan pour les arts et le patrimoine.
La scène culturelle reçoit 24 millions $ par année de la Ville d'Ottawa. Le nouveau plan propose d'y injecter cinq millions $ de plus entre 2013 et 2018. Les élus municipaux s'engagent à « faire de leur mieux » pour répondre à cette demande, tout en respectant le cadre budgétaire établi par le maire Jim Watson, qui consiste à ne pas hausser les impôts fonciers de plus de 2,5 % par année.
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