Réclamé depuis des années par la communauté universitaire, ce projet fait partie des priorités qui figurent dans la version préliminaire du plan quinquennal de l'établissement universitaire, plan qui devrait être ratifié d'ici la fin de l'année scolaire 2011-2012 par le bureau des gouverneurs.
« Nous sommes ravis de voir que le projet figure dans le plan quinquennal, et on travaille très fort pour s'assurer que ça se réalise, a confié hier au Droit le doyen de la Faculté des sciences de la santé, Denis Prud'homme. C'est vital pour la Faculté de se retrouver sous un même toit, sur un même campus. »
Les quelque 4600 étudiants en sciences de la santé - une faculté créée en 1989 regroupant tous les domaines de la santé, à l'exception de la médecine - doivent actuellement se déplacer entre les différents édifices des campus principal, Roger-Guindon et Lees de l'université. Un service de navette, impopulaire dans la population étudiante, permet de se rendre d'un campus à l'autre.
Un handicap
« Les fameuses navettes jaunes, ça représente une grosse perte de temps pour les professeurs et les étudiants. C'est un handicap. De tout regrouper au même endroit nous permettrait de nous concentrer en priorité sur les études », ajoute M. Prud'homme.
Mais au-delà de la distance, un pavillon unique permettra aux étudiants des divers programmes de la faculté de travailler ensemble, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur des salles de cours. C'est que la Faculté souhaite mettre l'accent sur le travail interdisciplinaire dans la formation. « C'est carrément impossible à l'heure actuelle », souligne le doyen.
Comme le projet n'en est qu'à ses balbutiements, l'Université jongle avec plusieurs emplacements possibles pour l'édifice dont la facture pourrait osciller entre 50 et 80 millions $. La majorité des sites à l'étude sont sur le campus principal.
Le conseil d'administration, puis le bureau des gouverneurs de l'institution doivent étudier puis approuver le plan quinquennal 2012-2016 au cours des dix prochains mois. Il n'est pas impossible que le projet soit abandonné, M. Prud'homme en est bien conscient.
« C'est toujours une possibilité que notre pavillon soit mis de côté pour faire place à d'autres projets. Mais on va tout faire pour que notre projet se réalise dès que possible. »