La pauvreté doit faire partie des enjeux aux élections municipales d'Ottawa

La question de la pauvreté des nouveaux arrivants dans une ville riche comme... (MARTIN ROY, Archives, LeDroit)

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MARTIN ROY, Archives, LeDroit

La question de la pauvreté des nouveaux arrivants dans une ville riche comme Ottawa ne doit pas être négligée aux prochaines élections municipales d'octobre, estime un regroupement d'organismes communautaires.

C'est dans cette optique que la Coalition des centres de ressources et de santé communautaire d'Ottawa a lancé hier un bulletin qui pourra être utilisé pour évaluer les candidats municipaux sur les mesures qu'ils s'engagent à prendre pour réduire la pauvreté.

« Je sais que c'est parfois difficile d'intéresser les gens à cette question qui n'est pas très 'jazzy'. Mais on pense que c'est comme ça que l'on peut changer les choses et pour que les gens comprennent un peu mieux la pauvreté. C'est le public qui va mettre de la pression sur les élus », explique Dominique Paris-MacKay, coordonnatrice à la lutte à la pauvreté à la Coalition.

Le dévoilement de ce bulletin, hier, à l'hôtel de ville d'Ottawa, fait suite au forum communautaire intitulé « Repenser la pauvreté ».

« Dans le bulletin, on a identifié six stratégies d'action que la Ville pourrait prendre et qui auraient un effet sur les taux élevés de pauvreté chez les immigrants. C'est un outil pour les gens, lorsque viendra le temps d'écouter et d'évaluer les candidats sur les questions de pauvreté. Ils peuvent poser des questions sur ces enjeux », a dit Mme Paris-MacKay.

Le bulletin aborde notamment la question du logement social, les espaces en garderies, les loisirs, le transport en commun, tous des enjeux reliés à la lutte à la pauvreté.

« Pour le logement, ça n'a pas de sens que dans une ville riche comme Ottawa, qu'il y ait 10 000 personnes qui attendent sur une liste d'attente pour du logement. On parle d'une attente de cinq à 10 ans selon la priorité », estime Mme Paris-MacKay, qui rappelle que le loyer moyen d'un appartement de deux chambres à coucher à Ottawa dépasse maintenant les 900 $.

« Le logement est en crise, pas seulement à Ottawa, mais partout. On essaie de faire entendre ce point de vue là et souvent, les gouvernements se relancent la balle. Il faut pousser. »

La Coalition des centres de ressources et de santé communautaire d'Ottawa regroupe 14 centres du genre qui viennent en aide aux gens à faible revenu, incluant la population immigrante.

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