Le conflit à la STO est réglé

Terminé le chandail vert fluo des chauffeurs de... (Martin Roy, archives Le Droit)

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Terminé le chandail vert fluo des chauffeurs de la STO.

Martin Roy, archives Le Droit

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Les membres du syndicat des chauffeurs et des employés de l'entretien de la Société de transport de l'Outaouais (STO) se sont prononcés, vendredi, en faveur de la plus récente offre patronale à presque 68 %.

Les usagers évitent ainsi les risques d'être privés de transports en commun par des débrayages, même si les syndiqués avaient mis fin à cet exercice en mars dernier.

Mais, selon le président du syndicat, les syndiqués ont voté à contrecoeur en faveur de cette offre qui en laisse plus d'un insatisfait...

« Ç'a laissé énormément de traces (...) On s'aperçoit que les employés sont énormément frustrés envers l'employeur. Il y a des séquelles qui vont rester pendant des années et je peux vous dire que l'employeur a énormément d'ouvrage à faire pour ramener un climat de travail qui va être sain parce que présentement le climat de travail n'est pas sain. (...) (Les syndiqués) n'ont pas digéré ce qui s'est passé ces dernières années », a expliqué au Droit le président de la cellule 591 du Syndicat uni du transport, Félix Gendron.  

L'offre patronale acceptée par les syndiqués représente donc une augmentation de salaire de 9,8 % sur quatre ans, plus 2 % en montants forfaitaires, en plus de diverses primes. Le régime de retraite des syndiqués bénéficiera d'une bonification de 1 %. 

Le gain majeur des syndiqués est probablement au chapitre des primes, mais le fossé demeure béant entre les employés et l'employeur quant aux horaires de travail, qui laissent les syndiqués sur leur faim.

Mais selon Félix Gendron, les travailleurs ont voté en faveur de l'offre « parce qu'il fallait que ça finisse un jour. »

Près de 600 chauffeurs d'autobus et employés d'entretien votaient ce vendredi dans les deux centres de transport de la STO et disposaient de toute la journée pour ce faire. Le taux de participation a été très important.

La convention collective était échue depuis le 31 décembre 2014 et des journées de grève tournante avaient été observées en janvier, février et mars derniers, privant les usagers de moyens de transport une journée par semaine, ici et là, avec 24 heures d'avis. Le Conseil canadien des relations industrielles (CCRI) avait donné sa bénédiction au syndicat quant à cette façon de procéder à coup de 24 d'heures d'avis alors que l'employeur réclamait 72 heures de préavis.

Des séances d'information ont eu lieu mercredi et jeudi derniers pour communiquer aux travailleurs l'offre patronale finale.

Dans les faits, 526 syndiqués ont voté, soit 356 pour et 168 contre l'entente. Deux votes ont été rejetés. 

L'offre actuelle s'étend jusqu'en 2019.

La direction de la Société de transport de l'Outaouais s'est dite satisfaite de l'issue du vote et a fait savoir par communiqué que la proposition sera soumise à son conseil d'administration afin d'être entérinée.




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