Arénas : le maire fait confiance au plan de déploiement

Les arénas communautaires, comme l'aréna Baribeau, sont surutilisés.... (Patrick Woodbury, Le Droit)

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Les arénas communautaires, comme l'aréna Baribeau, sont surutilisés. De nombreuses plaintes ont été déposées par les résidents.

Patrick Woodbury, Le Droit

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Le maire Maxime Pedneaud-Jobin a paru sur la défensive, mercredi matin, au moment de commenter les révélations du Droit concernant les impacts sur les familles de l'ouest de la Ville du manque de temps de glace dans les arénas des secteurs Hull et Aylmer.

« On comprend les plaintes des parents, a-t-il d'abord lancé. Il y a un problème démographique dans l'ouest depuis trois ou quatre ans. Les inscriptions (au hockey) augmentent à Aylmer et diminuent à Hull et on doit jongler avec les heures de glace. Pour moi c'est clair que la réponse est dans le plan de déploiement qu'on a adopté à l'unanimité il y a à peine 100 jours. »

Le maire a précisé que ce plan prévoyait un complexe de quatre surfaces glacées dans l'ouest, mais il a dû être repris par la haute direction pendant la mêlée de presse. Le plan prévoit en réalité un complexe de trois glaces et la conservation des deux arénas existants dans le secteur Aylmer. Cela fait donc cinq surfaces glacées, exactement le même nombre qu'actuellement.

Le maire a ensuite été incapable de préciser comment le plan de déploiement pourrait régler le problème actuel s'il prévoit le même nombre de surfaces glacées. « Elles seront neuves et plus intéressantes, a-t-il indiqué. On va avoir des infrastructures solides. Pour moi, on a un plan et si le président de la commission (Marc Carrière) veut le refaire trois mois plus tard, qu'il dépose quelque chose. » 

La proximité des arénas est un élément à considérer, a rappelé le maire en parlant du futur plan de déploiement, mais « ce n'est pas le seul critère », a-t-il ajouté du même souffle. 

Le conseiller Maxime Tremblay est plutôt d'avis que le conseil doit revoir son plan en fonction de ce qu'il juge être la bonne information. « Quand on prend une décision, il faut s'assurer que l'information est la bonne, a-t-il lancé. On a pris une décision sur des informations qui aujourd'hui apparaissent comme incomplètes. La responsabilité revient à la direction générale, au maire et à son chef de cabinet. Ce sont eux qui regardent le contenu des présentations. »

Pas Aylmer le problème

Michel Raymond est impliqué dans le hockey mineur à Aylmer depuis de nombreuses années. Père de quatre enfants, son fils évolue actuellement au niveau atome. « Ce n'est pas Aylmer le problème, lance-t-il, c'est la Ville de Gatineau. Il n'y a pas suffisamment d'arénas dans l'ouest et ceux qu'on a ferment à tout bout de champ. Ça ne fait pas notre affaire de devoir aller à Hull et de prendre du temps de glace des enfants de ce secteur. Mais c'est la Ville qui décide tout. Nous, on n'a rien à dire dans la gestion des heures de glace. »

M. Raymond explique qu'il y a un projet actuellement sur la table pour amorcer un programme de hockey paralympique en luge. « Ça ne peut pas voir le jour parce que Gatineau n'a tout simplement pas de temps de glace à y consacrer, dit-il. Qu'on ne vienne pas me dire qu'on a suffisamment d'arénas. Et le nouveau plan de la ville prévoit le même nombre de glaces dans l'ouest. La Ville ne réglera rien avec ça. »

M. Raymond craint que les associations de hockey soient un jour dans l'obligation de plafonner les inscriptions à cause du manque de temps de glace à Gatineau. « Ça serait plate de devoir en arriver là », ajoute-t-il.




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