Malaise autour des interventions de Sylvie Goneau, la sinistrée

La conseillère, candidate à la mairie et sinistrée... (Etienne Ranger, archives Le Droit)

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La conseillère, candidate à la mairie et sinistrée de la rue Hurtubise, Sylvie Goneau.

Etienne Ranger, archives Le Droit

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Crue historique en Outaouais
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Les interventions nombreuses et répétées sur les inondations printanières de la conseillère et candidate à la mairie, Sylvie Goneau, elle-même sinistrée de la rue Hurtubise, provoquent un malaise grandissant au sein du conseil municipal. Cette dernière se dit toutefois très à l'aise avec ses interventions publiques.

Mme Goneau a d'ailleurs été particulièrement volubile, mardi, lors du bilan des opérations pendant les inondations. « Chaque fois qu'elle intervient, je me tourne vers la greffière pour m'assurer qu'elle ne verse pas dans le conflit d'intérêts et la réponse est toujours non », précise le président du conseil municipal, Daniel Champagne.

« J'accepte donc ses interventions, mais j'ai un malaise par rapport à ça. Je reçois aussi plusieurs textos de collègues autour de la table qui éprouvent eux aussi un malaise. On marche sur une ligne très mince et je crois qu'elle verse parfois dans le conflit d'intérêts, en apparence à tout le moins. Aucun citoyen de son district n'a été victime des inondations en réalité. »

Sylvie Goneau affirme respecter à la lettre l'avis juridique demandé par la greffière dans le dossier. Elle ajoute qu'elle s'est retirée des discussions quand il le fallait et qu'elle n'a aucun intérêt pécuniaire en lien avec ses interventions.

« Je suis très à l'aise avec ce que je fais, dit-elle. Je sais que mes interventions sont scrutées par le président et la greffière. Ce n'est pas pire qu'un élu qui parle du déneigement et dont la rue a été mal déneigée. Je ne suis pas sur une ligne mince. J'amène une perspective autour de la table que personne d'autre ne peut amener, celle d'une élue, mais aussi d'une sinistrée. Comme élue, je vis ma ville. »




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