Le «défi» des extrémités

Le conseiller Mike Duggan... (Patrick Woodbury, Archives Le Droit)

Agrandir

Le conseiller Mike Duggan

Patrick Woodbury, Archives Le Droit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Que ce soit à Masson-Angers ou à Aylmer, le développement d'un sentiment d'appartenance à la nouvelle Ville de Gatineau relèvera du « défi » pour encore plusieurs années, affirment les conseillers Marc Carrière et Mike Duggan.

Les conclusions de la thèse de maîtrise en géographie de l'universitaire Louis-Philippe Morin concernant l'adhésion à Gatineau dans les extrémités de la ville depuis la fusion municipale de 2002 n'ont rien de surprenantes pour le conseiller de Masson-Angers. 

« C'est tout un défi dans mon secteur, admet M. Carrière. Masson-Angers était une ville riche avant la fusion. Les services municipaux étaient impeccables. Les infrastructures étaient de qualité. Maintenant qu'on a centralisé les services, c'est plus difficile. Il y a eu une normalisation. Ce n'est plus la même chose. C'est plus à l'image d'une grande ville. C'est certain que Masson-Angers a perdu de la qualité de service par rapport à ce que l'ancienne ville offrait à ses résidents. Il y a eu du nivellement. »

M. Carrière croit qu'un pas en avant pourrait être fait dans Masson-Angers en faisant plus d'effort pour revitaliser le secteur. 

Le son de cloche est sensiblement le même à Aylmer. Le conseiller Mike Duggan reconnaît qu'une tranche importante de la population de l'endroit n'a toujours pas digéré la fusion forcée avec Gatineau.

« On ne peut pas créer un sentiment d'appartenance à une nouvelle communauté du jour au lendemain, note le conseiller. Ça va prendre quelques générations. À Aylmer, il y a une culture du sens de la communauté qui est très fort. »

M. Duggan ajoute que l'administration municipale doit aussi se remettre en question et se questionner à savoir pourquoi elle n'arrive pas à faire adhérer la population d'Aylmer à la nouvelle Ville de Gatineau. 

« Les extrémités de la Ville ont l'impression qu'elles contribuent beaucoup plus qu'elles ne reçoivent. La Ville est trop concentrée sur son centre. On ne peut pas forcer une population à adhérer à quelque chose, mais il y a des efforts qui doivent être faits. Les citoyens voient leur compte de taxes foncières augmenter, mais les projets ne se réalisent pas dans le secteur. Il y avait de l'argent pour la bibliothèque Lucy-Farris et pour construire un nouveau pavillon au parc des Cèdres, et rien n'a été fait durant le présent mandat. C'est malsain et ça encourage les gens à demeurer négatifs. »




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer