« Je serai de la course à la mairie »

Les événements difficiles des derniers mois n'ont pas... (Patrick Woodbury, archives Le Droit)

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Les événements difficiles des derniers mois n'ont pas ébranlé la motivation de la candidate à la mairie Sylvie Goneau.

Patrick Woodbury, archives Le Droit

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Ceux qui croient que Sylvie Goneau utilisera son statut de sinistrée des inondations comme porte de sortie pour laisser le champ libre à Denis Tassé comme seul opposant au maire sortant sont bien loin de saisir le caractère qui anime la politicienne.

En entrevue avec Le Droit, Mme Goneau a mis fin aux spéculations et aux doutes quant à sa présence dans la course à la mairie, en novembre prochain. Elle sera candidate, même si cela pose d'énormes défis d'organisation. Plutôt que de la décourager, les événements des derniers mois l'ont menée à renouveler son engagement envers la mairie de Gatineau. 

« Je serai de la course, lance-t-elle. Ces événements n'ont fait que renforcer ma conviction que j'ai quelque chose à offrir aux Gatinois. Je ressors des inondations plus forte, plus courageuse et encore plus à l'écoute des gens. »

La conseillère du district de Bellevue admet toutefois avoir fait une importante réflexion sur le sujet. Elle et son conjoint, dont les enfants ont quitté la région il y a déjà quelques années, ont un moment considéré quitter Gatineau pour aller s'établir ailleurs. Une telle décision l'aurait de facto rendue non éligible au poste de premier magistrat de la Ville de Gatineau. 

« Il survient parfois des événements existentiels dans une vie, mentionne Mme Goneau. Ce sont toujours des opportunités de s'arrêter et de faire le point. J'en ai profité. Tout a été mis sur la table, même de me désister de la mairie, mais ceux qui pensaient que j'allais choisir cette option me connaissent bien mal. »

Défis d'organisation

Sylvie Goneau sait que cette course présentera de nombreux défis d'organisation, notamment personnels. Contrairement à ses adversaires, Mme Goneau ne rentrera pas coucher à la maison au terme de ses journées de campagne. Elle rejoindra sa chambre d'hôtel et ses bagages. Sa maison de la rue Hurtubise n'est plus habitable et la construction de sa nouvelle résidence ne sera complétée avant le début de l'année 2018. 

« C'est évident que je devrai être bien organisée et structurée, mais je suis convaincue de pouvoir mener ces combats-là de front, dit-elle. J'ai confiance en mes moyens. »

Inondations et campagne

La candidate à la mairie compte bien faire du dossier des inondations un enjeu électoral. Le sujet fera à tout le moins partie de son discours de campagne. 

« Il y a eu de grandes lacunes, on doit apprendre de ça et s'en servir pour améliorer les services à la population, dit-elle. On ne peut pas mettre les trois quarts de la population de Gatineau sur une tablette pendant des semaines parce qu'on a un problème avec une partie de la ville. Montréal n'a pas cessé de fonctionner à cause des inondations à ce que je sache. »




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