Les cols blancs de Gatineau votent pour la grève

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Les syndiqués se sont prononcés en faveur du déclenchement d'une grève dans une proportion de près de 91%.

Martin Roy, Archives Le Droit

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Sans contrat de travail depuis deux ans et demi, les cols blancs de la Ville de Gatineau viennent de se doter d'un mandat de grève, votant pour ce scénario dans une proportion de 90,5 %.

Réunis en assemblée générale extraordinaire mercredi, les membres du syndicat se sont prononcés en faveur du déclenchement de moyens de pression qui pourraient aller jusqu'à un arrêt de travail. Les quelque 1000 syndiqués ont donné le mandat à leur exécutif d'exercer, au moment jugé opportun, son droit légal à faire la grève.

Par voie de communiqué, le Syndicat des cols blancs de Gatineau affirme que conformément au Code du travail, la grève devrait prendre la forme de cessation concertée de travail par un groupe de salariés.

On ignore à l'heure actuelle quels services essentiels devraient être maintenus en cas d'arrêt de travail. Le syndicat dit qu'il entamera des démarches en ce sens et qu'il fera éventuellement connaître ses intentions.

Le maire Maxime Pedneaud-Jobin dit respecter le droit des syndiqués de se doter d'un mandat de grève, mais il rappelle qu'un avis de sept jours doit être donné si ce scénario est retenu. La Ville est toujours sans réponse du syndicat à la suite de l'offre patronale déposée après les séances de médiation du mois de mai. 

« On a fait une liste de propositions où l'on faisait un certain nombre de compromis pour essayer de rejoindre la position syndicale. Mais je n'en dirai pas plus, car on ne veut pas négocier en public. Notre dépôt nous semblait intéressant, on attend des réactions et on espère en arriver à une solution », dit-il. 

Signal clair

Le maire a toutefois envoyé un signal on ne peut plus clair sur un aspect : advenant une grève, il compte bien demander à ce que le soutien aux sinistrés des inondations soit considéré comme un service essentiel. 

« Ça fait partie des discussions qu'on va avoir avec le syndicat. Ici, nous sommes vraiment dans l'aide directe aux gens. Ils vivent déjà des choses terribles, alors on ne veut pas en ajouter une couche. J'imagine qu'il [le syndicat] serait réceptif pour qu'on considère ça comme un service essentiel », a-t-il lancé. 

Les deux parties ne s'entendent pas sur plusieurs points. Le printemps dernier, le syndicat affirmait entre autres que la Ville remettait en question le principe d'ancienneté dans la dotation de postes, en plus d'exiger des concessions sur certains droits reliés aux affectations temporaires et aux refus de temps supplémentaire.

Au moment d'aller sous presse, le président du syndicat, Marc Demers, n'avait pas retourné les appels du Droit

La convention collective des cols blancs est échue depuis le 31 décembre 2014. 




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