Les élus haussent leur salaire de base

Le maire Maxime Pedneaud-Jobin a coupé court au... (Etienne Ranger, Archives Le Droit)

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Le maire Maxime Pedneaud-Jobin a coupé court au débat sur la rémunération des élus, mardi soir.

Etienne Ranger, Archives Le Droit

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Le débat sur la révision du salaire des élus municipaux de Gatineau a donné lieu, mardi, à plusieurs chassés-croisés entre le maire Maxime Pedneaud-Jobin, le conseiller Maxime Tremblay et la candidate à la mairie, Sylvie Goneau.

Le mandat donné au comité de révision devait s'appuyer sur certains principes phares, notamment de maintenir la masse salariale actuelle et réduire les écarts de rémunération entre les conseillers. La formule proposée doit permettre de faire passer le salaire de base des conseillers de 38 310 $ actuellement à 50 120 $ lors du prochain mandat. Cette nouvelle rémunération correspond à 35,7 % du salaire du maire fixé à 140 240 $. 

L'administration arrive à respecter la même enveloppe salariale actuellement dévolue à la rémunération des élus en réduisant les bonifications pour les conseillers qui siègent à des comités et des commissions. Ainsi, au cumul, la masse salariale des élus incluant les bonifications atteindra 1 222 900 $ annuellement, soit seulement 81 $ de plus que l'enveloppe totale actuelle. 

L'écart actuel entre le conseiller le mieux rémunéré et le moins rémunéré est de 39 594 $. En transposant la même situation avec la nouvelle formule, cet écart serait réduit à 9980 $. 

La candidate à la mairie, Sylvie Goneau, s'est opposée à cette nouvelle formule qui selon elle ne permet pas d'offrir un traitement salarial et reconnaissant de la valeur du travail fait par les élus. « On dit que le rôle d'un élu est important et mérite d'être bien rémunéré pour que les gens aient le goût d'en faire une carrière, a indiqué Mme Goneau. Je n'ai aucune honte qu'on se positionne pour ça. Ailleurs au Canada, on les paie nos élus, on n'a pas peur de les payer. »

Quant au conseiller Maxime Tremblay, il est d'avis que l'écart salarial entre la rémunération du maire et des conseillers est encore trop grand. 

« Si l'égalité est votre principe, réduisez votre salaire, monsieur le maire », a lancé M. Tremblay. Mme Goneau a immédiatement appuyé son collègue en précisant qu'elle agissait ainsi en tant que candidate à la mairie. 

Le maire, dont le vote est maintenant rendu nécessaire pour toute résolution concernant la rémunération des élus a coupé court à l'envolée de ses deux adversaires en s'y opposant. 

« Ce qui est devant nous est un pas en avant, a indiqué le maire. Ça ne règle pas tout. Nous avons tous un peu d'insatisfaction, mais ça permet d'augmenter le salaire de base. Je comprends qu'on n'a pas un enthousiasme délirant, mais ça permet de régler un problème qu'on avait et dont nous discutions depuis plusieurs années. »




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