Inondations: plusieurs pertes totales à prévoir dans la zone 0-20 ans

Le gouvernement du Québec vient de préciser les... (Patrick Woodbury, Le Droit)

Agrandir

Le gouvernement du Québec vient de préciser les règles qui encadreront la rénovation des immeubles situés dans les zones inondables de grand courant (0-20 ans).

Patrick Woodbury, Le Droit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Dossiers >

Crue historique en Outaouais
Crue historique en Outaouais

Tout sur la crue historique de 2017 »

De nombreux sinistrés des inondations printanières à Gatineau pourraient recevoir une très mauvaise nouvelle au cours des prochaines semaines.

Le gouvernement du Québec vient de préciser les règles qui encadreront la rénovation des immeubles situés dans les zones inondables de grand courant (0-20 ans). Les détails ont été annoncés jeudi dernier, quelques heures avant le début des festivités de la Fête nationale. Pour bien des gens, certaines informations capitales sont carrément passées sous le radar et pourraient avoir un impact majeur sur la suite des choses. 

Québec annonce qu'il permettra aux municipalités d'autoriser des travaux de rénovation dans les zones 0-20 ans uniquement sur les maisons qui n'auront pas été déclarées perte totale par les évaluateurs du gouvernement. Or, une maison dont le coût des réparations représente plus de 50 % de sa valeur foncière au rôle en vigueur au moment du sinistre sera considérée comme une perte totale.

Philippe Gagnon reproche au gouvernement d'avoir attendu la... (Martin Roy, Le Droit) - image 2.0

Agrandir

Philippe Gagnon reproche au gouvernement d'avoir attendu la veille de la Saint-Jean-Baptiste pour préciser ces nouvelles règles.

Martin Roy, Le Droit

Cette nouvelle information a fait bondir Philippe Gagnon, propriétaire du 567, rue Jacques-Cartier, à Gatineau. La fondation de sa maison construite en 1910 a tenu le coup, mais l'eau est montée jusqu'à deux pieds au-dessus du rez-de-chaussée. Il a dû retirer tout son premier plancher, retirer quatre pieds de gypse à partir du sol, enlever la laine minérale et démolir une partie de son escalier. Tout le système électrique a aussi été inondé. 

« J'ai fait faire une soumission juste pour savoir à quoi m'attendre comme coût des travaux et il y en a pour 168 000 $, dit-il. Ma maison est évaluée à 155 900 $. Selon les nouvelles règles annoncées par le gouvernement je suis complètement foutu. Ils vont déclarer ma maison perte totale et je ne pourrai pas la rénover. De nombreux résidents du secteur seront exactement dans la même situation que moi et vont perdre leur maison. »

M. Gagnon reproche au gouvernement d'avoir attendu la veille de la Saint-Jean-Baptiste pour préciser ces nouvelles règles. « C'est un recul fait en cachette, dit-il. C'est choquant. On est très loin du discours de Philippe Couillard quand il est venu sur les lieux en compagnie du maire de Gatineau et qui disait qu'il allait tout faire pour aider les gens à reconstruire leur demeure. »

La seule porte de sortie qui reste peut-être à M. Gagnon et à plusieurs autres résidents dans la même situation appartient maintenant à la Ville de Gatineau. De fait, les orientations annoncées par Québec la semaine dernière permettent à une municipalité de demander une dérogation au ministre des Affaires municipales pour des cas jugés « exceptionnels ». 

Pour être admissibles, ces cas devront être soumis par la municipalité, par résolution du conseil municipal, et devront concerner des résidences ayant subi des dommages évalués entre 50 % et 65 % de la valeur foncière de la résidence principale.  

Interpellé par Le Droit, le cabinet du maire Maxime Pedneaud-Jobin a indiqué que ce dernier réagira à ces nouvelles informations mardi lors du comité plénier.




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer