Laferrière a-t-elle manqué de prudence?

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Mme Laferrière était de retour, jeudi, devant la CMQ, alors que les avocats des deux parties présentaient leurs plaidoiries.

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Il revient à la juge Sonia Bilodeau de la Commission municipale du Québec (CMQ) de déterminer si la conseillère Denise Laferrière a enfreint son code déontologique en participant, en 2015, à une vidéo promotionnelle du promoteur Gilles Desjardins sur son projet de deux tours de 35 et 55 étages.

Mme Laferrière était de retour, jeudi, devant la CMQ, alors que les avocats des deux parties présentaient leurs plaidoiries. Le procureur de la commission, Me Nicolas Dallaire, a invité le tribunal administratif à sanctionner la conseillère pour ne pas avoir respecté la «prudence» avec laquelle elle doit s'acquitter de sa charge. Ce concept de prudence est inscrit au code déontologique des élus de la Ville de Gatineau, ce qui n'est pas le cas dans toutes les municipalités du Québec. 

L'avocat de Mme Laferrière soutient que la CMQ doit rejeter la plainte parce que le manque de prudence de Mme Laferrière n'était pas motivé par du favoritisme. Les deux partis s'entendent pour dire que les propos tenus par la conseillère dans la vidéo promotionnelle respectent sa liberté d'expression. 

Ils s'entendent aussi sur le fait que Mme Laferrière ne s'est pas placée en conflit d'intérêts et qu'elle n'a pas tenté de favoriser ses propres intérêts ou ceux d'un tiers. «Ses propos militent en faveur d'une action qui était faite dans l'intérêt public», a indiqué Me Dallaire. 

Ce dernier soutient toutefois que Mme Laferrière savait qu'elle participait à une vidéo promotionnelle, mais elle a négligé de s'informer de l'utilisation subséquente par le promoteur de la vidéo et de l'identité des autres personnes qui devaient intervenir dans la même publicité. C'est là, selon lui, que Mme Laferirère a pêché par manque de prudence et que cela doit être sanctionné au sens du code de déontologie des élus gatinois. 

«Il y a une distinction à faire entre un élu qui donne son opinion au conseil municipal ou à un journaliste, et un élu qui donne son avis dans une vidéo promotionnelle», a insisté Me Dallaire. 

La juge Sandra Bilodeau prend maintenant la cause en délibéré. Elle doit remettre sa décision au courant de l'été. Si la juge détermine qu'une sanction doit être imposée, les parties devront se rencontrer lors d'une nouvelle audience devant avoir lieu le 11 août.




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