Oui au projet de loi Guertin parce que...

Le Vieux-Bob pourra bientôt prendre sa retraite.... (Patrick Woodbury, archives Le Droit)

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Le Vieux-Bob pourra bientôt prendre sa retraite.

Patrick Woodbury, archives Le Droit

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Les raisons qui ont poussé l'Assemblée nationale à donner le feu vert au projet de nouvel aréna à Gatineau sont nombreuses.

«Vision Multisports Outaouais, c'est solide»

La présence de VMSO comme partenaire dans le projet, un organisme à but non lucratif qui a fait ses preuves par le passé et qui répond parfaitement au concept d'économie sociale, a certainement joué dans la balance. Plusieurs députés ont d'ailleurs vivement souligné la crédibilité de l'organisme en chambre, mercredi.

Le député de Chapleau, Marc Carrière... (Patrick Woodbury, archives Le Droit) - image 3.0

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Le député de Chapleau, Marc Carrière

Patrick Woodbury, archives Le Droit

«Ils font un travail formidable», a souligné le député de Chapleau, Marc Carrière. Le député péquiste de René-Lévesque, Martin Ouellet, a ajouté que l'organisme allait «gérer ce bien-là au sein de la communauté, pour la communauté et c'est un exemple patent de ce que l'économie sociale peur réaliser». Le député caquiste de Blainville, Mario Laframboise a souligné l'apport financier de VMSO dans le projet. «Ils sont capables de mettre des sous et la Ville ne cautionne absolument rien là-dedans. Je me suis informé, VMSO, c'est solide.» Le député de Verchères, Stéphane Bergeron, a rappelé à ses collègues en chambre que «non seulement l'organisme fait ses frais, mais il réinvestit l'ensemble des profits dans ses installations».

«Il y aura des appels d'offres publics»

Les députés membres de la Commission de l'aménagement du territoire ont bien senti, la semaine dernière, que toute la question des appels d'offres publics était l'un des principaux éléments sur lequel s'agitaient les opposants au projet. Ils ont posé plusieurs questions à cet effet et ils ont été entièrement rassurés. «La Ville a été très claire, a rappelé, mercredi, en chambre, le député Marc Carrière. Il y aura plus d'une quarantaine de lots en soumissions publiques. Il y aura des soumissions pour toutes les sommes d'argent public et même une partie des argents de VMSO. Ça vient rassurer les citoyens.»

Le député péquiste Martin Ouellet... (Photo Jeannot Lévesque, Le Quotidien) - image 5.0

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Le député péquiste Martin Ouellet

Photo Jeannot Lévesque, Le Quotidien

Le député péquiste Martin Ouellet estime lui aussi avoir eu toutes les réponses à ses questions à ce sujet. «Il y aura des appels d'offres, a-t-il insisté. Tous ceux qui sont dans la communauté de Gatineau et qui sont aux alentours, qui voudront participer à ce projet rassembleur, pourront le faire puisque ce sera des deniers publics offerts par appels d'offres publics.» Le député de Verchères, Stéphane Bergeron, a ajouté que la Ville de Gatineau avait fait ses devoirs par le passé dans ce dossier avec deux appels d'offres qui ont été rejetés à cause des coûts trop élevés. «Les autorités étaient alors confrontées à la possibilité de devoir lancer un troisième appel d'offres, a-t-il souligné. Les avis donnés aux autorités municipales étaient qu'on avait un peu brûlé les cartouches et qu'il fallait envisager une autre formule, une autre façon de faire. Gatineau a dû inventer et pour le faire elle est allée en appel de propositions. Il y a eu deux propositions [...] et pour une série de raisons, la Ville a retenu celle de VMSO qui gère déjà le complexe Branchaud-Brière, qui est une véritable réussite dans la région.»

«C'est un projet novateur»

L'originalité du projet présenté par Gatineau, sa capacité à briser les cadres établis et surtout l'opportunité qu'il offre à la Ville de se sortir de tous les risques financiers associés aux dépassements des coûts de construction et aux déficits de gestion de l'infrastructure sont tous des éléments qui ont séduit les députés provinciaux.

Le député péquiste Stéphane Bergeron... (PHOTO IVANOH DEMERS, archives la Presse) - image 7.0

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Le député péquiste Stéphane Bergeron

PHOTO IVANOH DEMERS, archives la Presse

«C'est une situation totalement inusitée qui pourrait éventuellement faire école pour l'ensemble du Québec, a lancé le député Stéphane Bergeron. On a dorénavant un modèle qui n'impose pas aux contribuables d'assumer 100 % des coûts de construction, avec un partenaire qui assume 100 % des risques associés à la construction et à la gestion de l'équipement, et qui remettra l'édifice aux autorités de Gatineau au bout de 25 ans.» Le député Martin Ouellet a rappelé que ça fait 15 ans que la Ville de Gatineau tente de trouver une solution pour cette infrastructure sportive. «À travers ces années-là, de multiples solutions sont apparues sur la table, et la solution finale semble être celle qui sera vouée à un meilleur avenir.» Le député Marc Carrière a souligné que l'adoption du projet de loi privé signifiait la fin d'une longue saga. «Elle a fait couler beaucoup, beaucoup d'encre en Outaouais, a-t-il dit. Je pense qu'à la fin de tout ça, nous avons un projet novateur et rassembleur pour les citoyens de Gatineau. Je suis très heureux qu'on en soit à l'étape finale.»

«Tout a été pris en compte»

«Je sais qu'il y en a qui ont été particulièrement audibles dans les médias, mais évidemment tout a été pris en compte et le résultat est celui auquel nous assistons aujourd'hui», a lancé, en chambre, le député Stéphane Bergeron, avant d'inviter le président de l'Assemblée à «procéder rapidement si on veut que ça puisse aller de l'avant».

Mario Laframboise... (Photo: Robert Mailloux, archives La Presse) - image 9.0

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Mario Laframboise

Photo: Robert Mailloux, archives La Presse

Les députés ont rappelé que les opposants au projet ont pu se faire entendre, notamment sur leur volonté de choisir le partenaire de la Ville par le biais d'un appel d'offres public. «Il y a cette façon de voir, a indiqué le député Mario Laframboise, et il y a celle qu'a proposée le gouvernement, c'est-à-dire d'aller voir la population avec un processus référendaire. Si vraiment la population ne veut pas, il revient aux citoyens d'aller signer le registre, sinon, bien, évidemment, quant à nous, c'est un bon projet.»

Avec Justine Mercier, Le Droit




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