Guertin: le dernier mot aux Gatinois

Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, est allé... (Jean-Marie Villeneuve, Le Soleil)

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Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, est allé défendre le projet du nouveau Guertin en commission parlementaire à Québec, mercredi.

Jean-Marie Villeneuve, Le Soleil

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Les Gatinois auront finalement le dernier mot dans le dossier du futur aréna Guertin. La Ville de Gatineau devra soumettre le projet de 104 millions $ à un processus référendaire où tous les résidents habilités à voter seront invités à se prononcer.

Le maire Maxime Pedneaud-Jobin a remporté sans grande difficulté son pari, mercredi soir, en commission parlementaire sur l'aménagement du territoire. Au terme de l'étude du projet de loi privé 227 déposé par la Ville, la commission a accepté de recommander l'adoption par l'Assemblée nationale. 

Le ministre des Affaires municipales, Martin Coiteux, a cependant fait amender le projet de loi de la Ville de Gatineau pour forcer cette dernière à soumettre le projet à la population. Il a voulu agir ainsi compte tenu de l'ampleur du projet et de la durée de l'entente. 

Dès que le projet de loi privé sera adopté par l'Assemblée nationale, ce qui ne devrait pas poser de problème à ce stade-ci, la Ville de Gatineau devra donc enclencher le processus référendaire annonçant une ouverture de registre. Pour qu'un référendum puisse avoir lieu, au moins 10 % de la population habilitée à voter devra avoir signé le registre, ce qui représenterait environ 14 500 signatures. 

Le taux de participation au référendum devra aussi être d'au moins 10 % pour que celui-ci soit valide. 

Si le projet de loi privé 227 devait être adopté à la toute dernière journée de la session parlementaire, le 16 juin, l'ouverture du registre pourrait avoir lieu autour de la Saint-Jean-Baptiste. Les citoyens auront cinq jours pour signer le registre. Si le nombre de signatures n'est pas suffisant, il n'y aura pas de référendum et la Ville pourra finalement aller de l'avant avec son projet de 104 millions $.

« Je n'ai aucune inquiétude sur un processus référendaire, a indiqué le maire Pedneaud-Jobin en commission parlementaire. Il y a un consensus très large pour le projet. Je suis confiant qu'on pourra aller de l'avant. »

Les députés convaincus

Le député de Chapleau, Marc Carrière, a défendu le projet de loi déposé par la Ville de Gatineau toute la soirée en rappelant que la totalité de l'argent public allait faire l'objet d'appels d'offres. Ses interventions et celles du maire de Gatineau ont eu l'effet de rassurer les élus de la commission de l'Aménagement du territoire. 

Au terme de l'étude du projet de loi article par article, le député péquiste de Verchère, Stéphane Bergeron, a affirmé que les élus étaient devant quelque chose de nouveau et de novateur qui sort du cadre régulier. « Le projet revêt plusieurs avantages, mais il  ne rentre pas dans notre petite case, a-t-il dit. Il semble intéressant pour la Ville de Gatineau et ses citoyens. Pourquoi ne pas l'essayer ? Donnons l'opportunité à ce projet de faire ses preuves. »

Le député caquiste de Blainville, Mario Laframboise, a semblé un moment vouloir forcer la Ville de Gatineau à procéder par appel d'offres public pour le choix de son partenaire, mais l'amendement ajoutant la procédure référendaire l'a rassuré. 

« La population pourra se prononcer et je trouve ça très intéressant », a-t-il indiqué.




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