Insalubrité: les inspecteurs voient la ville en rose, selon Logemen'occupe

François Roy, de Logemen'Occupe... (Étienne Ranger, archivs Le Droit)

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François Roy, de Logemen'Occupe

Étienne Ranger, archivs Le Droit

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La Ville de Gatineau, son service de l'urbanisme et sa commission sur l'habitation avaient une forte teinte de rose dans leurs lunettes, mardi, lors de la présentation du bilan sur les interventions municipales relatives à la salubrité des habitations, selon le coordonnateur de Logemen'occupe, François Roy.

Ce dernier admet toutefois que Gatineau a amélioré la rapidité de son intervention lorsqu'elle reçoit une plainte d'un locataire dont le logement présente des problèmes d'insalubrité. Mais ça s'arrête là, dit-il. « C'est leur auto-évaluation, il faut bien le comprendre, insiste M. Roy. Ce bilan ne reflète pas la lecture que nous faisons de la situation sur le terrain. Des taudis comme il y avait auparavant sur la rue Morin, avec des locataires pris à vivre dedans, il y en a encore à Gatineau et la Ville n'est pas en train d'agir. »

Aucune plainte formulée par un locataire depuis deux ans n'a nécessité l'application de l'article 16 de la loi permettant à la Ville d'intervenir directement pour obliger le propriétaire à réaliser des travaux sur un immeuble jugé insalubre ou impropre à l'habitation. Le service de l'urbanisme affirme avoir dans la très grande majorité des cas la collaboration des propriétaires et que ces derniers exécutent les travaux nécessaires.

« C'est de la foutaise, lance M. Roy. Ce n'est pas vrai. Il y a de nombreux exemples sur le terrain qui démontrent le contraire. Il y a des locataires qui vivent dans des conditions misérables, même après le passage d'un inspecteur de la Ville. »

Selon M. Roy, les inspecteurs nouvellement formés pour être en mesure de porter un jugement professionnel sur la salubrité d'un logement n'auraient pas toutes les compétences. « Souvent, ils vont se contenter de mesures cosmétiques qui ne règlent en rien le problème de salubrité, soutient le coordonnateur de Logemen'occupe. Il y a des endroits où l'eau s'infiltre depuis des années. C'est plein de moisissures. Ça prend plus que du cosmétique. »

La Ville de Gatineau devrait aussi mettre plus d'efforts pour faire connaître son service d'inspection. M. Roy indique que ce service est très peu connu de la plupart des locataires.




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