Il «écrit ce qu'il veut, comme il veut»

André Guay, ombudsman de la Ville de Gatineau,... (Patrick Woodbury, Le Droit)

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André Guay, ombudsman de la Ville de Gatineau, est sur le point de remettre son rapport qui serait jugé «irrecevable et inacceptable» par le maire et la direction générale.

Patrick Woodbury, Le Droit

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Des tensions sont tangibles entre certains employés du Bureau de l'ombudsman de la Ville de Gatineau et la direction générale.

Il est difficile de savoir ce qui agace à ce point le maire Maxime Pedneaud-Jobin et la directrice générale dans le prochain rapport du Bureau de l'ombudsman de Gatineau (BOG) pour que ces derniers tentent de convaincre le «chien de garde du citoyen» d'en reformuler certains passages avant sa publication. 

Selon nos informations, l'actuelle mouture du rapport est jugée «irrecevable et inacceptable» par le maire et la haute direction de la Ville, notamment parce qu'il aurait tendance à généraliser certaines problématiques au service de l'urbanisme à partir de quelques cas complexes soumis au BOG par des citoyens exaspérés. 

Le maire Pedneaud-Jobin n'a pas voulu entrer dans les détails, jeudi, lors d'une entrevue avec Le Droit. «Il y a toutes sortes de niveaux de commentaires qu'on fait au BOG et pour toutes sortes de raisons très variables, dit-il. Vous aurez le rapport à la fin et on en parlera quand il sera public. C'est un processus qui se fait entre le BOG et nous. C'est la pratique normale et elle ne se fait pas en temps réel avec les médias. On verra le résultat final à la fin et on fera des commentaires publics sur le rapport qui aura été rendu public.»

M. Pedneaud-Jobin rappelle toutefois que le BOG est un organisme indépendant de la Ville et qu'il «écrit ce qu'il veut, comme il veut». La Ville peut émettre des commentaires et proposer la reformulation de certains éléments du rapport, mais il revient au BOG d'en disposer à sa convenance. La seule obligation à laquelle est tenue l'ombudsman est de déposer son rapport au conseil, séance tenante, et il a jusqu'au 1er décembre pour le faire. 

BOG, un outil politique ?

Le maire n'a pas voulu commenter la déclaration de l'ombudsman André Guay à l'effet que certains éléments de son organisation agissent peut-être présentement en fonction d'intérêts politiques, ce qui, selon lui, serait «destructeur et très dommageable» pour l'institution qu'il dirige. 

«Il est clair qu'il y a des dissensions sur l'approche à prendre au BOG, mais à mon avis il appartient à l'ombudsman de préserver l'indépendance du Bureau, dit-il. J'ai lu cette déclaration dans le journal ce matin (jeudi) et je ne vais pas commenter avant d'avoir échangé avec le BOG et d'avoir vu ce qui se passe.»

Quant à la révision du mandat et du rôle du BOG, le maire Pedneaud-Jobin est d'avis que le 10e anniversaire de l'organisation constitue une belle occasion pour faire cette réflexion. 

«Le BOG a clairement établi sa pertinence, indique-t-il. Il offre un regard qui nous permet d'améliorer nos pratiques et de voir si nos citoyens sont bien desservis. Est-ce qu'on pourrait travailler mieux ? C'est clair, mais je ne veux pas avoir cette discussion à ce stade-ci avec d'autres personnes que le BOG.»




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