Des impacts sur le service de l'urbanisme

L'attention qui sera donnée aux sinistrés par l'administration... (Martin Roy, Archives Le Droit)

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L'attention qui sera donnée aux sinistrés par l'administration municipale occasionnera des délais pour les autres activités du service de l'urbanisme de la Ville de Gatineau.

Martin Roy, Archives Le Droit

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Crue historique en Outaouais
Crue historique en Outaouais

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Le maire Maxime Pedneaud-Jobin a voulu être on ne peut plus clair, mardi, à l'endroit de la population gatinoise. L'attention toute particulière qui sera donnée aux sinistrés au cours des prochains mois par l'administration municipale aura irrémédiablement des impacts et occasionnera des délais pour les autres activités du service de l'urbanisme.

« L'équipe spéciale qu'on met en place aura un coût sur un paquet d'autres choses, sur d'autres citoyens a-t-il insisté. Je pense que comme ville, notre objectif est d'aider ceux qui ont le plus de misère. Oui, il y aura des conséquences pour les gens qui ont moins de problèmes, mais je ne suis pas mal à l'aise de retarder un certain nombre d'autres choses pour qu'on puisse cibler les sinistrés. »

Le maire de Gatineau est d'avis que les solutions proposées par l'administration pour faciliter la vie aux sinistrés qui devront bientôt se lancer dans des travaux de rénovation, et parfois même de reconstruction, étaient ce qu'il y avait de mieux à faire, compte tenu de l'imposante réglementation qui encadre les activités en zones inondables. 

« Nous sommes dans un État de droit, il faut respecter la loi provinciale et notre propre réglementation, a-t-il rappelé. Par exemple, la réglementation sur la protection du patrimoine sur la rue Jacques-Cartier. Ça aurait pris plus de temps de changer le règlement pour arriver à quelque chose que de juste dire qu'on allait faire des séances spéciales du comité consultatif d'urbanisme et du conseil municipal pour approuver plus rapidement les travaux. Ce qui est proposé est à mon avis la meilleure façon d'aller plus rapidement. »

Quant à l'intervention du conseiller Marc Carrière qui demande à la Ville d'exiger de Québec une dérogation pour permettre la construction partout dans les zones inondables, le maire de Gatineau estime qu'il s'agit d'une « façon simpliste » de voir les choses. 

« Je suis prêt à des exceptions, mais un décret plus large qui permettrait de bâtir partout dans les zones de récurrence 0-20 ans, il y a un paquet de monde qui dit que ce n'est pas une bonne idée, a-t-il lancé. Il faut faciliter la vie des gens quand ce sont des cas particuliers qui méritent une exception, mais pas permettre la construction partout. Il ne s'agit pas uniquement d'un enjeu de maison, c'est un enjeu qui touche des secteurs entiers et toutes les infrastructures présentes. Pour sortir une zone du 0-20 ans, il faut remonter une énorme périphérie et remonter des rues ça implique des coûts très importants. »

Marc Carrière veut permettre la construction dans toutes les zones inondables

Malgré l'inondation historique que vient de vivre Gatineau et les centaines de sinistrés qui en sont victimes, le conseiller Marc Carrière est d'avis que la construction neuve doit être autorisée dans toutes les zones inondables de récurrence 0-20 ans, ce qui est actuellement formellement interdit par le gouvernement du Québec.

Le conseiller Marc Carrière... (Étienne Ranger, archives Le Droit) - image 3.0

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Le conseiller Marc Carrière

Étienne Ranger, archives Le Droit

Le conseiller Carrière n'arrive pas à se résoudre à l'idée que des citoyens qui habitent dans ces zones et dont la résidence est une perte totale ne pourront pas reconstruire et seront par le fait même dans l'obligation de déménager. 

« À mon avis, il faut permettre la construction dans toutes les zones inondables, mais avec des normes de construction différentes, comme cela se fait ailleurs dans le monde, a-t-il lancé, mardi, au terme du conseil spécial sur les inondations. Il y a des gens qui vont tout perdre parce qu'ils n'ont pas le droit de rebâtir. Il faut un décret pour permettre la construction. Il y a un marché pour ce type de propriété. Il faut simplement rendre le tout sécuritaire. »

M. Carrière n'a pas été en mesure de déposer une résolution à cet effet, mais il entend le faire au cours des prochaines semaines.




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