Radars photo: 3,7 M$ d'amendes à Gatineau

L'expérience des radars photo dans les villes était... (Photothèque Le Soleil, Erick Labbé)

Agrandir

L'expérience des radars photo dans les villes était initialement programmée jusqu'au 30 juin prochain. Elle se poursuivra au-delà de cette date et un bilan sera effectué d'ici la fin de l'année.

Photothèque Le Soleil, Erick Labbé

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Selon un récent bilan, 3,7 millions $ d'amendes auraient été générés par des radars photo à Gatineau. Dans la liste des villes ayant le plus de constats d'infraction, Gatineau remporte la palme.

Un projet pilote de coopération municipale a permis d'étudier et de surveiller le réseau routier de Gatineau, Québec, Longueuil et Laval. À l'expiration du projet pilote le 30 juin, ces municipalités pourront continuer d'exploiter les appareils prêtés par le ministère des Transports du Québec (MTQ). Un bilan sera réalisé d'ici la fin de l'année afin de déterminer les meilleures conditions pour étendre la patrouille électronique à d'autres villes.

Les 16 radars photo exploités par les quatre villes ont permis de délivrer 75 439 constats d'infraction d'une valeur de 7 428 482 $ entre le 19 octobre 2015 et le 30 avril 2017. Gatineau est suivie de Québec avec 2,7 millions $ d'amendes. Et c'est sans compter Montréal, qui a ajouté trois radars photo mobiles aux cinq qu'elle faisait déjà tourner sur son territoire. 

Le projet pilote de coopération municipale est le fruit d'une entente entre le ministère des Transports et Gatineau, Québec, Longueuil et Laval. Il a fallu trois ans de discussions, le temps notamment d'acheter de nouveaux cinémomètres, avant que la surveillance du réseau routier municipal ne débute à l'automne 2015. La Ville de Montréal, qui avait déjà une entente particulière depuis 2009, s'est jointe au groupe plus tard en 2016.

L'expérience était initialement programmée jusqu'au 30 juin prochain. À l'approche de la date butoir, Le Soleil s'est informé de la suite. « Ça va continuer. Il y a un bilan qui sera fait auquel les partenaires vont participer », a déclaré Martin Girard, porte-parole du MTQ. Les résultats devraient être connus cet automne. 

Parmi les éléments étudiés, M. Girard identifie « la sécurité routière, l'acceptabilité sociale, l'organisation, l'utilisation des appareils, les aspects technologiques et financiers ». Le rapport devrait aussi « proposer des orientations, des modalités de déploiement éventuel de nouveaux radars dans les municipalités ». 

Est-il possible qu'en bout de piste les radars photo doivent être retirés des rues municipales ? « Ce n'est pas impossible, mais ça risque de se maintenir. L'idée du bilan, c'est de voir comment on peut peaufiner, est-ce qu'il y a des choses à améliorer », répond le porte-parole du MTQ.

Accidents à la baisse

Dans son rapport annuel sur les radars photo, le gouvernement du Québec mesure les vitesses moyennes pratiquées et dresse des courbes d'accidents pour les sites sous sa surveillance. Il arrive ainsi à la conclusion que la technologie améliore la sécurité routière puisque la vitesse et le nombre d'accidents sont à la baisse. 

Différentes approches sont testées actuellement dans les villes participantes. Gatineau et Montréal portent une attention particulière aux zones scolaires. Québec a choisi de cibler des artères et des quartiers où les citoyens se plaignaient de vitesse excessive, mais qui n'étaient pas nécessairement le théâtre d'accidents. Laval a privilégié la surveillance d'intersections problématiques grâce à des appareils installés aux feux rouges. 

Dans tous les cas, les policiers municipaux, formés par la Sûreté du Québec, s'occupent de l'entretien et du déplacement des radars photo. Le traitement de la preuve et la perception des amendes sont toujours du ressort du gouvernement provincial.

Profits

Une fois soustraites les dépenses liées à l'achat et à l'exploitation, les profits dégagés par les radars photo sont versés au Fonds de la sécurité routière. En date du 31 mars 2016, il y avait 28,9 millions $ inutilisés dans ce fonds. Il faudra attendre quelques mois encore pour un nouveau bilan. L'excédent cumulé peut servir uniquement à des programmes de sécurité routière et d'aide aux victimes de la route. En sept ans, aucun investissement du genre n'a toutefois été réalisé. Il n'y a même pas de lignes directrices connues pour d'éventuels programmes auxquels les municipalités auraient accès, bien que le MTQ dise travailler là-dessus depuis des années.




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer