Mobilisation derrière Vision centre-ville

Éric Gaudreault... (Patrick Woodbury, archives Le Droit)

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Éric Gaudreault

Patrick Woodbury, archives Le Droit

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Les sorties publiques des conseillers Gilles Carpentier et Denise Laferrière, mardi, contre l'organisme Vision centre-ville (VCV), continuent de faire des vagues et semblent avoir heurté de plein fouet bien acteurs engagés dans la revitalisation du secteur depuis plusieurs années.

Le propriétaire du Troquet et ancien président de VCV, Éric Gaudreault, a publié un long message sur Facebook, jeudi, afin, dit-il, de rétablir les faits. Son message a reçu de très nombreux appuis de commerçants et de personnalités impliquées dans le centre-ville.

« Ce n'est pas la première fois qu'on se sert de nous pour se faire du capital politique, a-t-il lancé au Droit. Je n'accepterai plus jamais qu'on affirme que VCV ne fait pas son travail. Je ne laisserai plus passer ce genre d'attaque partisane et qu'on se serve de nous pour tenter de nuire à un maire. »

Tourisme Outaouais

La présidente de Tourisme Outaouais, Manuela Teixeira, n'adhère pas aux propos du conseiller Carpentier voulant que la création d'une table de concertation dans le centre-ville soit un « constat d'échec » pour VCV. 

« À mon avis, ce qui s'est passé à la table du conseil n'était que du positionnement politique et cela appartient à ceux qui ont décidé de le faire, dit-elle. Nous, à Tourisme Outaouais, on considère que VCV fait son travail et que l'organisme a fait beaucoup depuis sa création pour dynamiser le centre-ville. La concrétisation prochaine du sentier culturel sur lequel nous travaillons avec eux est un exemple parfait du travail que fait cet organisme. »

Malgré l'insistance du Droit, le conseiller Gilles Carpentier a refusé, jeudi, de revenir sur ses propos de mardi. 

Il a toutefois affirmé avoir eu une longue discussion avec des représentants de VCV, et qu'une rencontre avec le président, Nicholas D'Aoust, est prévue la semaine prochaine.

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Emmanuel Savard Dimanche

Patrick Woodbury, archives Le Droit

« Monsieur Carpentier ne connaît pas son dossier, lance Emmanuel Savard Dimanche, fondateur du Festival Outaouais émergeant et commerçant en affaires dans le centre-ville depuis 17 ans. Il devrait d'abord s'informer correctement avant de faire des sorties comme celle de mardi. Ce genre de calcul politique, selon moi, c'est de la petite politique et ça vole très bas. »

Éric Gaudreault dit que le coeur lui lève en voyant des conseillers tenter de lier Vision centre-ville au maire Maxime Pedneaud-Jobin et à son parti Action Gatineau, comme cette semaine. 

« Nous faisions le même travail lorsque Marc Bureau était maire et nous ferons la même chose si Sylvie Goneau est élue en novembre prochain, dit-il. J'ai personnellement voté pour M. Bureau en 2013. Ce n'est pas parce que notre directeur général, Stefan Psenak, est un ancien membre d'Action Gatineau que nous sommes une organisation partisane. »

Centre-ville plus vivant que jamais

Les intervenants contactés par Le Droit s'entendent pour dire que le centre-ville de Gatineau n'a jamais été aussi vivant que maintenant. 

« Ce n'est pas une phrase creuse, insiste M. Savard Dimanche. En 17 ans dans le centre-ville, je n'ai jamais vu autant d'action. Je ne dis pas que tout va bien, mais pour une fois nous avons un élan. Il ne faudrait pas le perdre. »

M. Gaudreault abonde dans le même sens. 

« Le centre-ville est en pleine ébullition, dit-il. Nous sommes à mettre les balises de ce qui fonctionnera pour les 20 prochaines années. Que les politiciens nous appuient, ou qu'ils aient au moins la décence de nous laisser travailler, mais qu'ils cessent de se servir de nous comme bouc émissaire pour régler leurs comptes. »




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