« On nous crache dans le dos »

Si le conseil en est rendu à mettre... (Patrick Woodbury, Archives Le Droit)

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Si le conseil en est rendu à mettre en place un comité de 23 représentants dans le centre-ville, c'est « un constat d'échec » de Vision centre-ville, selon M. Carpentier.

Patrick Woodbury, Archives Le Droit

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Le long débat, mardi, entourant la création d'une table de concertation dans le centre-ville s'est transformé pour les conseillers Gilles Carpentier et Denise Laferrière en ce qui s'apparentait à un procès de Vision centre-ville (VCV), à tel point que le président de l'organisme affirme avoir eu l'impression de se faire « cracher dans le dos ».

Si le conseil en est rendu à mettre en place un comité de 23 représentants dans le centre-ville, c'est « un constat d'échec » de VCV, selon M. Carpentier. « Cet organisme ne remplit pas le rôle pour lequel on lui donne de l'argent », ajoute-t-il. Le conseiller dit s'attendre de VCV qu'il agisse en respect du protocole qui lie l'organisme à la Ville. « Quand on développe une vision, on interpelle tous les acteurs », dit-il. Le mandat de cet organisme est plus large qu'uniquement organiser des activités ludiques. » 

Denise Laferrière a enchaîné en laissant entendre que VCV tient ses séances du conseil d'administration les mardis précisément parce qu'elle siège au comité plénier, ce qui permet ainsi à l'organisation d'éviter sa présence. « Il y a environ trois mois, je me suis présentée à une réunion et ils n'ont pas accepté ma présence parce qu'ils étaient à huis clos », a-t-elle dénoncé devant ses collègues. 

Le président de Vision centre-ville, Nicholas D'Aoust, était dans tous ses états lorsque mis au fait des propos des deux conseillers. Selon lui, M. Carpentier a « manqué de rigueur », Mme Laferrière « verse carrément dans les fausses informations » et l'organisme se retrouve au centre d'un tir croisé lié à une « vendetta politique contre le maire ». 

M. D'Aoust rappelle que Mme Laferrière ne détient aucun siège au conseil d'administration de VCV. « Nous l'invitons par courtoisie et là elle nous crache dans le dos, dit-il. Elle n'a aucun droit acquis, surtout pas en huis clos. Nous avons aussi invité Jocelyn Blondin, mais il n'a jamais répondu. Quant à nos rencontres les mardis, seulement trois de nos dix dernières rencontres du c.a. ont eu lieu un mardi. Mme Laferrière est sur la voie de départ et elle veut qu'on se souvienne d'elle, alors elle se met à tirer sur tout ce qui bouge uniquement parce qu'elle a une dent contre le maire. »

Quant aux propos de M Carpentier, le président de VCV croit que ce dernier utilise l'organisme afin de se positionner politiquement contre le maire Pedneaud-Jobin. « Nous ne sommes qu'un acteur, nous n'avons pas la responsabilité du leadership dans le centre-ville, insiste M. D'Aoust. Nous agissons pour les commerçants du secteur, nous ne sommes pas la voix de tout le monde. »

Le protocole d'entente liant la Ville à VCV a été reconduit l'an passé jusqu'au printemps 2018 et l'organisme reçoit 15 000 $ par année de la Ville pour soutenir des projets qui ont un potentiel d'attraction par la voie commerciale. L'organisme occupe aussi deux des neuf sièges au comité responsable du Fonds de 1 million $ pour l'animation du centre-ville. « On a même une représentante de l'urbanisme qui siège et qui est littéralement la police du protocole d'entente que nous avons avec la Ville. Dès qu'on risque de s'y éloigner, elle nous ramène à l'ordre. M. Carpentier a manqué de rigueur. »




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