Sylvie Goneau irritée par ses collègues

La conseillère et candidate à la mairie de... (Etienne Ranger, Archives Le Droit)

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La conseillère et candidate à la mairie de Gatineau, Sylvie Goneau.

Etienne Ranger, Archives Le Droit

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La conseillère et candidate à la mairie de Gatineau, Sylvie Goneau, digère mal les attaques à peine voilées lancées à son endroit, cette semaine, par ses collègues au conseil municipal Gilles Carpentier et Denis Tassé.

Elle affirme, en entrevue avec Le Droit, que pour des fins purement politiques, ces derniers « ont décidé un matin qu'ils ne comprenaient pas ce qu'est du développement économique et qu'ils ne voyaient pas l'importance de recruter des femmes pour régler les problèmes de ressources humaines que nous avons ».

Dans la foulée des données publiées mercredi par Le Droit concernant les faibles taux de réalisation de la Ville pour ses travaux d'entretien des infrastructures inscrits au calendrier, les conseillers Carpentier et Tassé ont pointé du doigt, entre autres, ce qu'ils jugent être des dossiers qui n'étaient pas pertinents et qui ont occasionné des pertes de temps pour les élus et l'administration. 

M. Tassé qui réfléchit toujours à se présenter à la mairie de Gatineau a cité en exemple le projet de politique d'équité homme/femme présenté par Mme Goneau et sur lequel le conseil a longuement débattu il y a quelques semaines.

M. Carpentier s'en est pour sa part pris au projet de développement économique au Burkina Faso, aussi proposé par Mme Goneau en février et qui a nécessité la préparation d'une présentation publique de dernière minute par l'administration. Chaque fois le débat s'est soldé par un vote perdant pour Mme Goneau. 

« Ce sera à eux de se présenter devant la population et expliquer leur manque de sensibilité ou de connaissance sur ces sujets-là, a ajouté Mme Goneau. J'ai des dossiers importants à la Fédération canadienne des municipalités et j'ai une campagne à la mairie. Peut-être que ça ne fait pas l'affaire de certains collègues qui ont eux-mêmes des ambitions. Moi je ne jouerai pas à lancer des attaques à mes collègues. Quand on veut gouverner une ville, il faut avoir la capacité d'avoir une vision d'ensemble et c'est ce que j'ai apporté au conseil avec ces idées qui demeuraient en lien avec nos orientations. »

Mme Goneau accuse aussi ses détracteurs de feindre l'étonnement devant le manque de ressources humaines au service des infrastructures, alors que la situation, dit-elle, était connue depuis longtemps. 

« Ces collègues étaient tout à fait au courant du manque de personnel, il n'y a rien de nouveau pour eux cette semaine, dit-elle. Pourquoi décident-ils de réagir maintenant ? Denis Tassé devrait nous expliquer pourquoi, en tant que président du comité des immobilisations et du budget, il ne réagit que maintenant à un constat que nous connaissons depuis l'an passé. »

Mme Goneau rappelle qu'elle a posé de nombreuses questions à l'administration à ce sujet lors du débat sur le budget en novembre dernier. « On me reconnaît la capacité de poser les questions difficiles que les gens n'osent pas poser, mais qui nous permettent d'aller plus loin et d'avoir une meilleure compréhension des problèmes. Moi, j'ai toujours posé les vraies questions et c'est ce que je vais continuer de faire. »




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