Une bière qui dit non à Énergie Est

Marc Godin, vice-président des Brasseurs du Temps, montre... (Étienne Ranger, Le Droit)

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Marc Godin, vice-président des Brasseurs du Temps, montre ici la bière brassée spécialement pour s'opposer au projet d'oléoduc Énergie Est. Cette bière s'appelle la Coule pas chez nous !

Étienne Ranger, Le Droit

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La microbrasserie des Brasseurs du Temps (BDT) a ajouté à son menu la bière Coule pas chez nous !, mercredi, pour contrer le projet Énergie Est.

Les Brasseurs du Temps sont la 26e microbrasserie du Québec à appuyer la campagne de sensibilisation « Coule pas chez nous ! pour protéger l'eau potable », lancée au mois de mars par la fondation.

La bière Coule pas chez nous ! a été créée pour permettre aux microbrasseries de prendre position contre le projet d'oléoduc de TransCanada. 

Pour chaque bière vendue, une partie des profits sera versée à la fondation.

« Que ce soit pour nos enfants ou les prochaines générations, on n'a pas le droit de prendre le risque de polluer nos cours d'eau et nos écosystèmes », exprime le vice-président des BDT, Marc Godin.

Selon lui, il est important de « lever son verre » contre le projet d'oléoduc. 

« La santé de nos écosystèmes, c'est la santé et le bonheur de notre communauté », illustre M. Godin.

La microbrasserie s'est toujours donné comme mission de protéger et valoriser les patrimoines naturels et culturels de la région.

C'est pour cette raison qu'elle a tenu à mettre son « grain de malt » dans la cause.

Cet appui réjoui la coordonnatrice de la Fondation Coule pas chez nous !, Anne-Céline Guyon.

« On voulait lancer un message fort, explique-t-elle. Et les microbrasseries ont vu à quel point le projet d'oléoduc pourrait être néfaste pour leur secteur d'activité. »

Sauver l'eau potable

Le projet Énergie Est prévoit la construction d'un oléoduc de 4 500 kilomètres qui transporterait 1,1 million de barils de pétrole entre l'Alberta et l'Est du Canada. 

M. Godin considère ce projet comme étant « carrément suicidaire », puisqu'il pourrait compromettre la qualité de l'eau potable de la région.

Et si une rupture de l'oléoduc venait à contaminer l'eau, la production de bière devrait s'arrêter sur-le-champ.

« La plupart des brasseurs puisent leur eau à même les cours d'eau, explique Mme Guyon. Et Énergie Est traverserait 860 d'entre eux. »

Cette campagne se joint au mouvement citoyen STOP Oléoduc Outaouais, qui s'oppose aussi à Énergie Est depuis l'année dernière.

« Avec cette campagne, les gens de l'Outaouais peuvent prendre une bière à la santé de leurs rivières et cours d'eau préférés tout en ayant du plaisir », a d'ailleurs déclaré le coordonnateur de STOP Oléoduc Outaouais, Réal Lalande.

Marika Bellavance, collaboration spéciale




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