Le fait français, un enjeu du développement économique

Le «fait français» et les «contraintes linguistiques» retiennent passablement... (Étienne Ranger, Le Droit)

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Étienne Ranger, Le Droit

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Le «fait français» et les «contraintes linguistiques» retiennent passablement d'attention dans la préparation de la nouvelle stratégie de développement économique de la Ville de Gatineau, qui doit être présentée publiquement pour approbation par le conseil municipal, le 16 mai prochain.

Très peu de détails ont filtré des travaux menés jusqu'à maintenant à huis clos par la commission de développement économique récemment créée dans la foulée de la réforme des instances économiques de la Ville. Les demandes d'entrevues du Droit à ce sujet ont été déclinées. 

Le procès-verbal de la réunion de la commission du 16 mars dernier, rendu public mardi, laisse aussi entrevoir l'importance qu'accorde le maire de Gatineau et coprésident de la commission, Maxime Pedenaud-Jobin, à ce que les délibérations des membres demeurent pour l'instant sous le sceau de la confidentialité. Un point de l'ordre du jour servait justement à le rappeler à tout le monde. 

Le même document permet de constater que les membres de la commission se sont sérieusement attardés à la question linguistique dans l'élaboration du plan d'action 2017-2020 du développement économique de Gatineau. Le procès-verbal ne permet pas de préciser la teneur des propos qui ont été tenus, mais visiblement, le «fait français» et les contraintes réglementaires qui viennent avec semblent être un enjeu important dans l'atteinte des objectifs de Gatineau en matière de développement économique.

Les membres de la commission se sont entre autres penchés sur un «allègement des contraintes linguistiques». L'enjeu de «l'impact du fait français sur les entreprises d'exportation» a aussi suscité des commentaires et des suggestions de la commission. Il est encore impossible de savoir si la «réalisation d'une étude sur les contraintes linguistiques» a été retenue par la commission, mais le sujet a bel et bien été débattu. La «nécessité d'avoir du personnel bilingue et de produire des menus de restaurant en anglais et en français» a aussi été abordée. 

L'offensive plutôt que la défensive

Le contexte frontalier avec l'Ontario et la capitale fédérale représente aussi un élément important de l'orientation stratégique sur laquelle la Ville de Gatineau souhaite agir pour développer et diversifier son économie. Il a d'ailleurs été proposé, le 16 mars dernier, que Gatineau adopte une attitude «offensive plutôt que défensive» afin d'atteindre ses objectifs.

L'Ontario ne doit plus être considérée comme une «contrainte», mais comme un bassin de «forces» dont Gatineau doit apprendre à se servir. La commission évalue aussi la possibilité de faire de Gatineau «une plate-forme de tests de produits». Des liens sont à créer ou à renforcer avec le Centre national de recherche du Canada (CNRC), note le procès-verbal. Gatineau doit aussi appuyer de manière plus intense l'économique sociale. Cela pourrait passer par la création d'un incubateur spécialisé pour les entreprises d'économie sociale et la mise en place d'un bureau de l'économie sociale.




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