Une cabane à sucre en milieu urbain

Le président de la Corporation d'aménagement de la... (Étienne Ranger, Le Droit)

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Le président de la Corporation d'aménagement de la rivière La Blanche, Yvon Boucher, et le conseiller municipal Jean Lessard, devant le Centre d'interprétation de l'érable à Gatineau.

Étienne Ranger, Le Droit

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Marika Bellavance
Le Droit

Les gens de la région pourront désormais se sucrer le bec au Centre d'interprétation de l'érable, une cabane à sucre située dans le Parc écologique Dalton, à Gatineau.

Inauguré jeudi, le Centre d'interprétation de l'érable est la première cabane à sucre à ouvrir ses portes en milieu urbain à Gatineau.

Mais elle n'a pas été bâtie dans l'unique but d'assouvir les dents sucrées.

L'idée derrière le projet est de créer un lieu éducatif pour permettre aux plus jeunes d'étudier la faune et la flore ainsi que d'en apprendre davantage sur le patrimoine de Gatineau.

«Ce projet-là va permettre à tous les enfants de la ville de Gatineau d'avoir accès à des activités parascolaires éducatives», a expliqué le président de la Corporation d'aménagement de la rivière La Blanche (CARB), Yvon Boucher. 

Le conseiller du district Rivière-Blanche, Jean Lessard, a cru longtemps en ce projet, qu'il considère comme une «grande réussite». Il en avait d'ailleurs fait l'une de ses priorités.

«C'est un bel emplacement qu'on a su conserver et développer pour montrer notre patrimoine, a-t-il exprimé. Et en même temps, c'est aussi un lieu de rassemblement pour tout le monde.»

La fierté de M. Boucher, un ancien conseiller municipal du district Rivière-Blanche, c'est surtout d'avoir réussi à conserver l'état naturel du lieu.

«C'était la dernière érablière qu'il restait. Il fallait la sauver!», s'est-il exclamé.

Le président du CARB explique qu'il a voulu s'emparer du site avant que celui-ci ne soit complètement rasé. 

«Quand j'étais plus jeune, il y avait d'autres érablières, mais les urbanistes les ont détruites, a déploré M. Boucher. On avait des érables qui produisaient à profusion, mais on les a coupés pour bâtir des maisons à la place.»

Le Centre d'interprétation de l'érable n'est qu'une petite partie d'un projet encore plus imposant.

En ajout à cette installation, Yvon Boucher fera construire une vieille école de rang ainsi qu'une serre de papillons. «On fait vraiment ça pour développer et transmettre le savoir, a-t-il souligné. Si on veut avancer, il faut que les adultes donnent de leur temps et de leur sagesse pour pousser la relève à continuer.» 

M. Boucher prévoit que son projet sera complété d'ici deux ans.

Un autre cabane à sucre régionale en milieu urbain, celle du Muséoparc de Vanier, accueille également les amateurs d'érable.




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