Serres urbaines: une trentaine d'emplois d'ici trois ans

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La troisième phase du projet viendrait en 2020, avec la construction dans le secteur du parc Sanscartier de six grandes serres de 17 000 pieds carrés.

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Ça prend beaucoup plus que de l'eau, de la bonne terre et de la chaleur pour faire pousser des tomates de serre, en pleine ville, à Gatineau. Ça prend aussi toute une dose de patience.

Ce n'est pas que les tomates gatinoises ont une croissance plus lente que les autres. C'est plutôt la réglementation municipale qui n'offrait pas l'environnement fertile à une culture maraîchère en zone urbaine. Les choses sont cependant sur le point de changer et cela pourrait finir par donner du travail à une trentaine de personnes dans le Vieux-Gatineau. 

« L'agriculture en milieu urbanisé, de surcroît sur une rue commerciale, n'était pas permise avant le nouveau schéma d'aménagement, note Lyne Bouchard, présidente des Serres urbaines Notre-Dame. Nous avons beaucoup travaillé pour sensibiliser les élus et maintenant c'est permis. Notre enjeu principal, c'est qu'on veut s'installer au marché Notre-Dame. »

Le projet des Serres Notre-Dame est né en 2011. Il est l'aboutissement d'une réflexion collective. « C'est aussi le seul projet économique porté par un promoteur qui a émergé de la démarche de revitalisation urbaine intégrée du Vieux-Gatineau », ajoute Mme Bouchard.

Une fois l'exercice de concordance de règlements découlant de l'application du nouveau schéma d'aménagement complété, le projet des Serres Notre-Dame deviendra tout à fait conforme avec la réglementation municipale. « Il faudra encore avoir des discussions avec la Ville pour être en mesure d'utiliser l'édifice du marché Notre-Dame », ajoute Mme Bouchard. 

La première phase du projet est l'aménagement d'un café-boutique dont les travaux débuteraient en 2018. Viendrait ensuite la construction de petites serres vitrines pour le public. Cela nécessiterait la fermeture du marché Notre-Dame par la Ville. Cette dernière a d'ailleurs réservé 700 000 $ pour des travaux à cet endroit au budget de 2015. La troisième phase viendrait en 2020, avec la construction dans le secteur du parc Sanscartier de six grandes serres de 17 000 pieds carrés. Les Serres Notre-Dame seraient en mesure de fournir en produits maraîchers de nombreux détaillants locaux et des boutiques spécialisées. L'investissement pour les trois phases avoisine 1,5 million $. 

Innovation

Le projet des Serres Notre-Dame prévoit l'utilisation du gaz naturel pour chauffer ses installations. Cet élément du projet pourrait toutefois changer à la lumière du budget québécois déposé à l'Assemblée nationale la semaine dernière. Il prévoit certaines mesures alléchantes pour l'agriculture en serres, notamment un rabais de 20 % pendant quatre ans sur le tarif d'électricité. La construction de serres qui tourneront le dos aux combustibles fossiles bénéficierait aussi d'une subvention équivalente à 10 % des investissements.

« Nous allons certainement devoir explorer l'idée du chauffage solaire et électrique, affirme Mme Bouchard. Il y a aussi des changements intéressants au fédéral qui sont liés aux innovations. Ça va peut-être nous amener à revoir notre plan d'affaires. »

Un rôle de leader à jouer

La conseillère et candidate à la mairie de... (Martin Roy, Archives Le Droit) - image 3.0

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La conseillère et candidate à la mairie de Gatineau, Sylvie Goneau

Martin Roy, Archives Le Droit

Gatineau doit faire de l'agriculture un de ses fers de lance, croit la candidate à la maire, Sylvie Goneau. 

Cela doit passer par plus de transformation, une plus grande distribution, mais aussi plus de production. « On l'oublie, mais près de 40 % de la superficie de Gatineau est agricole », note la conseillère et présidente de la commission consultative sur l'agriculture.

Gatineau compte 70 entreprises agricoles qui génèrent plus de 6 millions $ de revenus annuellement. « L'alimentation n'est pas une industrie temporaire, lance-t-elle. ID Gatineau doit s'investir dans le domaine agricole. Ça doit faire partie des priorités de la commission de développement économique. Le dernier budget du Québec offre des opportunités pour mieux soutenir cette industrie. Il faut en profiter. »

Mme Goneau et le maire Maxime Pedneaud-Jobin présenteront d'ailleurs, lundi matin, en conférence de presse, les prochaines étapes du plan de développement de la zone et des activités agricoles sur le territoire de Gatineau.

Tant que Gatineau ne se dotera pas d'un marché public central que plusieurs souhaitent à l'édifice de la Fonderie, elle ne jouera pas son rôle de leader régional, prévient Mme Goneau. 

« Il y a de l'argent pour le marché à la Fonderie et si je suis élue, nous allons jouer notre rôle de leader, déclare-t-elle. Jouer un meilleur rôle dans la transformation et la distribution permet aussi de mieux nous arrimer aux MRC. »




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