Encore «quelques semaines» d'annulations à la STO

Certains autobus ne sont pas encore prêts à... (Patrick Woodbury, Archives Le Droit)

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Certains autobus ne sont pas encore prêts à reprendre la route.

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Malgré la fin des moyens de pression ayant perturbé les services de la Société de transport de l'Outaouais (STO) ces deux derniers mois, certaines annulations seront maintenues, puisqu'il faudra «quelques semaines» avant un retour de la totalité des autobus sur la route.

La directrice générale de la STO, Line Thiffeault, a fait savoir que les annulations de voyage se poursuivront pendant un certain temps en raison de l'état mécanique de nombreux autobus. Au cours des moyens de pression qu'observaient depuis la fin janvier les chauffeurs et employés de l'entretien, plusieurs véhicules n'ont pas pu subir les réparations nécessaires à leur sortie sur le réseau routier.

«On doit faire un blitz pour être capable de récupérer les travaux qui sont en retard à la suite de ces circonstances-là au cours des prochaines semaines, donc on fait appel, justement, à nos employés en temps supplémentaire pour rebâtir cet élément-là, a indiqué Mme Thiffeault, vendredi matin, au terme d'une assemblée spéciale du conseil d'administration. On prévoit quelques semaines pour arriver à offrir le service complet, mais bien entendu, il est encore un petit peu tôt pour vous dire exactement combien de temps. Ce qu'on prévoit, c'est que de jour en jour, on devrait avoir de moins en moins d'annulations pour les prochaines semaines, jusqu'à tant qu'on arrive à un service normal.»

Les mesures compensatoires en place pendant les moyens de pression continueront donc de s'appliquer pour les usagers.

«Pour le mois d'avril, on maintient les décisions qui ont été prises, donc le rabais sur les laissez-passer est toujours valide pour ceux qui n'ont pas acheté leur laissez-passer, et ce sera la même chose pour ceux qui payent au passage avec le porte-monnaie électronique, a fait savoir Mme Thiffeault. Par la suite, on aura à se positionner pour la suite des choses.»

Le président de la STO, Gilles Carpentier, a pour sa part limité au strict minimum ses commentaires sur l'entente conclue la veille avec la partie syndicale, qui porte sur les modalités d'un éventuel processus d'arbitrage en cas d'échec des négociations.

«Si vous avez des questions sur l'entente qui a été annoncée [jeudi], je vous demanderais de ne pas me les poser, parce que je n'ai pas de réponse pour vous, a-t-il lancé d'entrée de jeu aux journalistes présents. [...] Les deux parties ont convenu qu'on ne ferait aucun commentaire, je suis lié par cet engagement-là et je vais le respecter.»

M. Carpentier s'est tout de même permis de dire que la poursuite des négociations est un élément «très positif pour les usagers».

«L'objectif ultime des parties, c'est qu'on s'entende sur une convention collective signée, a-t-il rappelé. [...] Le but, c'est qu'à la fin, les parties soient contentes.»

Transcollines «se réjouit»

La fin des moyens de pression des chauffeurs et employés de l'entretien de la STO est accueillie avec joie par Transcollines, dont les usagers profiteront d'un «retour à la normale». Dans un communiqué, Transcollines note que «conformément à l'engagement pris le 15 mars, un rabais de 10$ a été appliqué au renouvellement des abonnements combinés pour le mois d'avril à titre de compensation pour les perturbations de services rencontrées. Les compensations pour les mois de janvier, février et mars reste à être déterminées. «Transcollines souhaite souligner la collaboration du personnel-cadre de la STO (...)  a aussi indiqué l'organisme. Transcollines salue également l'attitude respectueuse du syndicat.»




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