STO: fin des moyens de pression

Terminés les moyens de pression des chauffeurs et... (Patrick Woodbury, Archives Le Droit)

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Terminés les moyens de pression des chauffeurs et employés de l'entretien de la Société de transport de l'Outaouais (STO), y compris les journées de grève tournante.

Patrick Woodbury, Archives Le Droit

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Terminés les moyens de pression des chauffeurs et employés de l'entretien de la Société de transport de l'Outaouais (STO), y compris les journées de grève tournante. Les usagers du transport en commun peuvent donc pousser un soupir de soulagement, du moins jusqu'à nouvel ordre.

Après des discussions entre les procureurs des deux parties durant une partie de la journée, la partie patronale et le Syndicat uni du transport ont annoncé jeudi en début de soirée qu'ils avaient conclu une entente sur un processus d'arbitrage dans le but de dénouer l'impasse dans le conflit de travail qui perdure depuis plus de deux mois. 

C'est d'abord la partie syndicale qui en a fait l'annonce sur sa page Facebook, annonçant à ses membres que dès vendredi, tous les moyens de pression prendront fin, y compris le port du t-shirt jaune fluo portant la mention «Nos conditions de travail se dégradent» de même que l'inspection mécanique minutieuse des autobus afin de dénoter la moindre défectuosité. Par conséquent, plusieurs dizaines de voyages étaient annulés chaque jour aux heures de pointe depuis dix semaines. 

Une assemblée syndicale est prévue le 4 avril afin de dévoiler aux membres les détails de l'entente.  

Les deux parties se sont engagées à poursuivre les discussions dans le but ultime d'en arriver à une entente négociée et à soumettre leur différend à un arbitre dans le cadre du processus «dernière offre, meilleure offre», si certains sujets faisant l'objet de négociations demeurent encore en litige. Ce processus avait été proposé par la STO plus tôt jeudi, la partie patronale suggérant par exemple l'annulation des mesures disciplinaires non servies, la fin des moyens de pression et de procéder au choix d'un arbitre d'ici au 2 juin. Le syndicat avait ensuite répliqué avec une contre-offre. 

La STO et la section locale 591 du Syndicat uni du transport ont convenu qu'ils ne commenteraient pas publiquement l'entente. Le président du syndicat, Félix Gendron, n'a pas retourné les appels du Droit. 

Entre-temps, la convention collective et les conditions de travail en vigueur continueront de s'appliquer, précise le communiqué de presse conjoint. 

Plus tôt en journée, des représentants de l'exécutif syndical et le président de la STO, Gilles Carpentier, ont discuté durant près d'une heure dans le cabinet du maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, à la demande de ce dernier. Pendant ce temps, plusieurs syndiqués manifestaient, sous forte présence policière, devant la Maison du citoyen.

«On a eu des discussions tout à fait positives sur la volonté qu'on a tout le monde d'arriver à une entente négociée», a lancé le maire à la sortie de la réunion. 

Le syndicat, tout comme l'employeur, s'était de leur côté montré optimiste après cet entretien, étant d'accord pour dire qu'il fallait prévoir un processus d'arbitrage en cas d'échec dans les négociations.

«Ce qui est positif, si on s'entend sur un arbitrage, c'est que ça mettrait fin au conflit. La population ne serait plus prise en otage, et durant ce temps-là, jusqu'à temps que l'arbitrage arrive, ça nous permettrait de négocier», de dire plus tôt M. Gendron.

Les chauffeurs et employés de l'entretien auront donc débrayé le temps d'une journée complète à trois reprises, soit les 16, 21 et 30 mars, forçant la clientèle à se tourner vers un plan B pour se déplacer au travail, à l'école ou ailleurs. 

Parmi les autres moyens de pression exercés par les syndiqués depuis le 20 janvier figuraient entre autres le refus d'effectuer du temps supplémentaire, le non-port de l'uniforme régulier et le respect à la lettre les limites de vitesse sur le réseau routier. 

La convention collective des quelque 600 employés concernés est échue depuis le 31 décembre 2014. Les syndiqués avaient voté pour un mandat de grève dans une écrasante proportion de 98% à la mi-décembre.

Les points en litige entre les deux clans portent, entre autres, sur les salaires et les temps de battement, soit la durée des pauses entre la fin d'un trajet et le début d'un autre.

Dans une décision rendue en janvier, le Conseil canadien des relations industrielles (CCRI) a jugé non essentiels les services du transporteur public, ouvrant la porte à un déclenchement d'une grève générale illimitée. 

Avec Justine Mercier




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