Le SPVG opaque son centre d'appels 9-1-1

C'est à la suite du meurtre de Thérèse... (Patrick Woodbury, Le Droit)

Agrandir

C'est à la suite du meurtre de Thérèse Gauvreau en janvier dernier qu'une évaluation du centre d'appels 9-1-1 du Service de police de la Ville de Gatineau.

Patrick Woodbury, Le Droit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Malgré plusieurs démarches entreprises par Le Droit depuis la mort violente de Thérèse Gauvreau, en janvier dernier, le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG) refuse de divulguer les conclusions des évaluations faites par le passé sur la qualité du service de son centre d'appels 9-1-1.

Dans les faits, il est même impossible de savoir avec certitude si le SPVG a déjà procédé à une évaluation de ce service. 

Dans la foulée du meurtre de Mme Gauvreau, 83 ans, battue à mort à son domicile du boulevard Cité-des-Jeunes, le 16 janvier dernier, et de l'admission du chef de police Mario Harel qu'une erreur jugée « grave et inacceptable » par le maire Maxime Pedneaud-Jobin a été commise par un répartiteur du 9-1-1 le jour du drame, Le Droit a tenté d'en savoir un peu plus sur l'encadrement des travailleurs qui reçoivent chaque jour des dizaines d'appels urgents de Gatinois en détresse. 

Dans les jours suivants le meurtre de l'octogénaire, Le Droit a demandé au SPVG de lui fournir les documents relatifs aux évaluations faites des activités de la centrale d'appels urgents 9-1-1. Les autorités policières ont renvoyé la responsabilité au service des communications de la Ville de Gatineau qui a, à son tour, redirigé la demande vers le SPVG. 

La direction du SPVG a indiqué au Droit qu'il devait se tourner vers la loi d'accès à l'information pour obtenir les documents pertinents. 

« Tous les documents correspondant à une évaluation générale et détaillée de la centrale d'appels urgents 9-1-1 de la Ville de Gatineau » ont été demandés au SPVG.

Le responsable de l'accès à l'information du SPVG, l'inspecteur Ghislain Carpentier, a officiellement refusé au Droit l'accès à ces documents le 24 mars dernier. Les autorités évoquent l'article 9 de la loi et estiment que les documents d'évaluation demandés constituent « une ébauche, un brouillon » et qu'ainsi, « toute analyse contenue au document n'est pas accessible ».

En janvier, le maire Maxime Pedneaud-Jobin affirmait être assuré de la capacité du SPVG à « porter un regard critique sur ses propres actions ». 

À la demande du conseil municipal, le chef Harel s'est engagé à faire une « analyse approfondie de la gestion des appels urgents ». 

Un rapport doit être déposé à la commission de la sécurité publique en mai prochain.




À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer