Médiation et arbitrage pour les cols blancs

La Ville de Gatineau et les cols blancs... (Martin Roy, archives Le Droit)

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La Ville de Gatineau et les cols blancs tardent à s'entendre pour une nouvelle convention collective.

Martin Roy, archives Le Droit

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Les cols blancs seront les premiers à expérimenter à la Ville de Gatineau la rigidité des nouvelles lois qui régissent les relations patronales-syndicales dans le monde municipal au Québec.

Le syndicat a d'ailleurs convoqué ses membres à une importante assemblée générale le 29 mars prochain pour faire le point sur la situation et offrir plus de détails sur les demandes de l'employeur. 

Incapable de s'entendre après deux prolongations de trois mois pour en venir à un règlement sur le régime de retraite, les deux partis, conformément à la nouvelle loi, devront remettre la décision entre les mains d'un arbitre. La première audition a eu lieu le 3 février dernier. Ce dernier doit rendre son jugement à l'intérieur d'une période de six mois. 

Prochaine convention

Parallèlement au régime de retraite, les cols blancs et la Ville négocient aussi la prochaine convention collective depuis déjà plusieurs mois. Cette fois, c'est la Loi 24 qui vient s'appliquer. À défaut d'une entente avant le 2 mai prochain, les deux parties se retrouveront devant un médiateur. Ils auront alors deux mois pour s'entendre. Le président du syndicat des cols blancs, Marc Demers, précise que cinq dates ont déjà été encerclées au mois de mai pour des rencontres de médiation. 

« Nous devons auparavant rencontrer nos membres, mercredi, afin de leur présenter l'ultimatum de la Ville, explique le représentant syndical. Il y a des points précis sur lesquels l'employeur refuse de plier. Un porte-parole de la Ville nous a clairement indiqué qu'il s'agissait d'enjeux importants, fermes, unanimes et incontournables. »

Selon le syndicat des cols blancs, la Ville de Gatineau souhaiterait remettre en question le principe d'ancienneté dans la dotation de postes. L'employeur serait aussi en demande quant à des disponibilités en soirée et sur les heures du midi. »

M. Demers soutient que la Ville demande aussi des concessions sur certains droits reliés aux affectations temporaires et aux refus de temps supplémentaires. La Ville souhaiterait aussi obliger tous les cols blancs à utiliser leur propre voiture dans l'exercice de leurs fonctions.

Aux dires du syndicat, la Ville estime que les cols blancs « n'ont pas fait leur part depuis la fusion comparativement aux autres groupes de la Ville ».




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