Gare à une baisse de taxe

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Une diminution de 1 % de la taxe foncière aurait un impact de seulement 25 $ sur le compte de taxes pour une propriété de valeur médiane estimée à environ 237 000 $.

Patrick Woodbury, Archives Le Droit

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Beaucoup de chiffres ont été donnés. Certains élus ont placé quelques pions en prévision de la prochaine campagne électorale, mais après une demi-journée de discussions sur les finances de la Ville Gatineau, aucune orientation prévoyant une baisse de la taxe foncière en 2018 n'a été donnée à l'administration.

Le service des finances de la Ville travaille donc toujours, aujourd'hui, à livrer un budget assorti d'une nouvelle hausse de taxe de 2,9 % l'an prochain. Le prochain conseil aura cependant toute la liberté d'en décider autrement. 

Le principal constat qui se dégage de la mise à jour financière faite, mardi, par le service des finances, c'est que réduire l'augmentation de la taxe foncière en deçà de 2,9 %, l'an prochain, sera une promesse électorale beaucoup plus facile à faire qu'à réaliser. 

Le contribuable ne doit pas non plus pas s'attendre à voir son portefeuille s'engraisser substantiellement à la suite d'une plus petite hausse de taxe. Une diminution de 1 % de la taxe foncière aurait un impact de seulement 25 $ sur le compte de taxes pour une propriété de valeur médiane estimée à environ 237 000 $. 

En contrepartie, les impacts d'une simple réduction de 0,5 % afin de fixer la hausse de la taxe foncière à 2,4 % l'an prochain ramèneraient la lutte que mène la Ville pour régler son déficit structurel au point où elle était en 2015, à 4,3 millions $, a expliqué le directeur du service des finances. 

Faire plutôt le choix de remettre en question la taxe dédiée aux infrastructures mettrait pour sa part en péril tout le plan de pavage des routes, une priorité pour de nombreux Gatinois. Le plan pour le régler le problème de l'eau brune serait aussi en danger, assure l'administration.

La candidate à la mairie, Sylvie Goneau, a déjà promis aux électeurs une réduction de la hausse de taxe si elle est élue en novembre prochain. Elle compte toujours réduire la masse salariale de la Ville pour y arriver. Mardi, la conseillère n'a pas fermé la porte à aussi utiliser le surplus budgétaire annuel et à piger dans les réserves de la Ville pour remplir sa promesse. «Il y a 4 millions $ de surplus chaque année et de l'argent dans nos coffres, a-t-elle lancé. Il y a de l'argent à Gatineau, je ne suis pas inquiète.»

La conseillère Louise Boudrias a pour sa part demandé à l'administration de fournir un rapport sur l'ensemble des projets de développement actuellement en traitement au service de l'urbanisme. Cette dernière estime que la solution se trouve peut-être dans l'augmentation des revenus liés au développement domiciliaire et commercial. 

«Je ne peux pas dire qu'on peut aller chercher des millions en revenus si je n'ai pas un portrait de la situation, dit-elle. Pour faire des choix et prendre des décisions, il faut savoir ce qui est sur la table.»

Le maire Maxime Pedneaud-Jobin n'est pour sa part pas prêt à tout miser sur le développement pour réduire la hausse de la taxe foncière. Une des «avenues réalistes» qui pourrait s'offrir se retrouve peut-être dans le budget fédéral qui sera déposé ce mercredi, à Ottawa. «S'il y a des montants considérables qui arrivent pour les infrastructures, c'est clair que c'est une avenue pour alléger le fardeau qui repose sur les épaules des Gatinois», dit-il.

Goneau tend la main à Cannon

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La conseillère et candidate à la mairie, Sylvie Gonneau

Simon Séguin-Bertrand, Archives Le Droit

En septembre dernier, la candidate à la mairie de Gatineau, Sylvie Goneau, affirmait, sur les ondes du FM 104,7 que voter pour Lawrence Cannon à l'élection de novembre aurait été ni plus ni moins que du «recyclage de politicien». Maintenant que M. Cannon a pris la décision de ne pas se présenter à la mairie, Mme Goneau lui tend la main et l'invite à jouer le rôle de «mentor» en lui faisant bénéficier de son expérience et de ses expériences. Mme Goneau estime représenter «la nouvelle génération, la nouvelle tendance» de politiciens à Gatineau, et qu'en ce sens, l'apport d'un homme comme M. Cannon à ses côtés serait maintenant bienvenue.




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