Grève à la STO: les parties «explorent des solutions»

«Dehors, Carpentier», ont scandé à de nombreuses reprises... (Patrick Woodbury, Archives Le Droit)

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«Dehors, Carpentier», ont scandé à de nombreuses reprises les grévistes, mardi matin.

Patrick Woodbury, Archives Le Droit

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Même si leur syndicat et la Société de transport de l'Outaouais (STO) ont annoncé mardi qu'ils « explorent des solutions » pour régler le conflit de travail en vigueur, les chauffeurs et employés de l'entretien ne décolèrent pas et l'ont bruyamment fait savoir en manifestant devant les garages du transporteur public en cette deuxième journée de débrayage complet.

Après avoir vécu une première journée sans service de la STO jeudi dernier, les usagers ont dû à nouveau se trouver un autre plan afin de se rendre au boulot, mardi. Cette deuxième journée de grève aura été pénible sur le réseau routier, l'absence des autobus ayant causé de la congestion un peu partout. Même si plusieurs ont opté pour le covoiturage, des retards de plusieurs dizaines de minutes ont été observés en matinée.

En bordure de la rue Jean-Proulx, devant le garage de la STO, une centaine de membres de l'unité 591 du Syndicat uni du transport manifestaient en matinée. Trompettes, tambours et sifflets se faisaient entendre, tandis que des affiches s'attaquant à la STO et à son président, Gilles Carpentier, étaient brandies bien haut. « Dehors, Carpentier », ont scandé les grévistes. « Ils veulent faire passer l'argent avant l'humain, c'est toujours de même avec les politiciens », a commenté un chauffeur ayant requis l'anonymat.

L'un de ses collègues juge pour sa part que M. Carpentier a « une attitude très méprisante ». « Ce n'est pas normal que le président du conseil d'administration se démène sur la place publique pour se mêler des négos, dit-il. À la place de se préoccuper de faire des économies de bouts de chandelles sur le dos des employés, il faudrait travailler à augmenter le volume de la clientèle. Il n'y a pas assez de monde qui prend l'autobus à Gatineau. »

En début de journée, les avocats des deux parties avaient pourtant publié un bref communiqué pour souligner qu'à la suite d'« une rencontre entre les deux porte-parole patronal et syndical [lundi] en fin de journée, les communications ne sont pas rompues ». « Les parties explorent des solutions », indique le communiqué.

Le vice-président du syndicat, Guy Gosselin, affirme qu'« il y a quand même de l'espoir » lorsque les communications se poursuivent. « Mais cette fois-ci, on ne veut pas se réjouir trop vite, parce qu'on a vécu tellement de déceptions dans cette négociation-là qu'on va être optimistes seulement quand on va commencer à voir la lumière au bout du tunnel », a-t-il mentionné.

M. Gosselin, qui précise que « tout est possible » pour une éventuelle intensification de la grève, a réitéré la demande syndicale pour que la STO accepte l'arbitrage de différends proposé par un médiateur.

« Si l'employeur accepte l'arbitrage, nous, on accepte de continuer les négociations, mais au moins, si ça ne mène à rien, on va au moins se retrouver en arbitrage, ce qui va faire en sorte que le conflit va se régler », dit-il.




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