Un régime «épouvantable» à la STO

Le président du local 591 du Syndicat uni du... (Etienne Ranger, archives Le Droit)

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Le président du local 591 du Syndicat uni du transport, Félix Gendron, n'a pas voulu préciser s'il faisait référence à Donald Trump lorsqu'il a affirmé que la STO « ressemble énormément à un régime que nous connaissons au sud de nos frontières ».

Etienne Ranger, archives Le Droit

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« Le régime » en place à la Société de transport de l'Outaouais (STO) sous la présidence de Gilles Carpentier « ressemble énormément à un régime que nous connaissons au sud de nos frontières », lance le président du syndicat des chauffeurs et employés de l'entretien, Félix Gendron, dans une vidéo publiée lundi sur YouTube.

Pendant près de trois minutes, trois membres de l'exécutif du Syndicat uni du transport, local 591, s'en prennent à « la façon d'agir de la STO » et au président du transporteur public, Gilles Carpentier.

« La STO brime les libertés fondamentales d'expression de ses employés et du syndicat tout en étant en train de créer un climat épouvantable au travail », y mentionne le président syndical Félix Gendron, avant d'affirmer que « plusieurs mesures disciplinaires » ont été émises lundi.

M. Gendron termine son allocution en déclarant que le syndicat trouve « épouvantable la façon d'agir de la STO sous le régime de M. Carpentier, qui ressemble énormément à un régime que nous connaissons au sud de nos frontières ». Il dit également espérer que la STO « accepte l'arbitrage tel que proposé par le médiateur, ce qui mettrait fin immédiatement au conflit ».

Joint par Le Droit, M. Gendron n'a pas voulu s'étendre davantage sur les propos qu'il tient dans cette vidéo ayant été partagée sur la page Facebook du syndicat, ni même confirmer qu'il a voulu comparer Gilles Carpentier au président américain Donald Trump.

Le vice-président du syndicat, Guy Gosselin, affirme pour sa part dans la vidéo que « M. Carpentier est un antisyndicaliste ».

« Si la STO refuse l'arbitrage tel que proposé par le médiateur ce mercredi, il sera évident également que la STO et M. Carpentier ne veulent pas que le conflit se règle », mentionne M. Gosselin, qui vient de se faire imposer une suspension de trois jours.

« Depuis le début de la grève le 20 janvier, l'employeur a donné plus de 95 jours de suspension aux chauffeurs et employés de soutien, a pour sa part mentionné un autre membre de l'exécutif syndical, Steve Beaudin. Alors que M. Carpentier prétend faire des pieds et des mains pour offrir le meilleur service à la clientèle, comment voulez-vous maximiser le service lorsqu'on suspend ses employés ? »

Gilles Carpentier a fait savoir par le biais de la porte-parole de la STO, lundi, qu'il ne souhaitait pas réagir au contenu de cette vidéo syndicale.




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