Pas d'entente sur le processus d'arbitrage à la STO

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«Les gens sont frustrés par rapport à l'employeur, de la façon dont ils se font traiter, de la façon dont la STO est gérée», peste Félix Gendron, président du local 591 du Syndicat uni du transport.

Etienne Ranger, archives Le Droit

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La Société de transport de l'Outaouais (STO) et le syndicat des chauffeurs et des employés de l'entretien ne s'entendent pas sur le processus d'arbitrage devant servir à dénouer l'impasse qui perdure entre les deux parties.

« La STO a refusé la proposition du médiateur qui était un arbitrage de différend selon la formule dernière offre/meilleure offre, et elle a proposé autre chose que nous allons regarder au courant de la semaine prochaine », a indiqué le président du Syndicat uni du transport, local 591, Félix Gendron, après la rencontre de jeudi en présence du médiateur.

En réplique au syndicat, jeudi soir, la direction de la STO a affirmé ne pas avoir refusé l'arbitrage suggéré par le médiateur. 

La STO dit avoir plutôt proposé que la portée de l'arbitrage soit limitée aux priorités identifiées par les deux parties au cours du blitz de négociations de février, et de traiter ces priorités en un seul bloc. Selon le syndicat, la formule proposée d'arbitrage était en trois sections, soit le service de l'exploitation, le service de l'entretien et articles mixtes.

Dans un communiqué, la STO a indiqué que « le processus entourant le renouvellement de la convention collective des chauffeurs et employés de l'entretien continue de cheminer », et que les deux parties se rencontreront le 15 mars « pour déterminer la suite des choses ».

Le syndicat était pour la proposition d'arbitrage sur la table. Il y a d'ailleurs eu une assemblée, mercredi, où les syndiqués ont approuvé le processus d'arbitrage proposé.

Frustration

« Les gens sont frustrés par rapport à l'employeur, de la façon dont ils se font traiter, de la façon dont la STO est gérée, a pesté M. Gendron. C'est une semaine de relâche cette semaine. Il y a moins de blocs de travail, il est censé avoir moins d'autobus sur la route, mais il y a encore des voyages annulés. C'est incompréhensible ».

« Nous avons des gens qui se font refuser des congés et, pendant ce temps, l'employeur retourne des employés à la maison sans les payer », a continué M. Gendron.

La convention collective des quelque 600 chauffeurs et employés de l'entretien est échue depuis la fin décembre 2014, soit depuis plus de deux ans. 

Les points en litige portent, entre autres, sur les salaires et les temps de battement, soit la durée des pauses entre la fin d'un trajet et le début d'un autre.

Les syndiqués ont donné un mandat de grève à leurs dirigeants syndicaux en décembre dernier. 

Dans une décision rendue au mois de janvier, le Conseil canadien des relations industrielles (CCRI) a jugé non essentiels les services du transporteur public, ouvrant la porte à un déclenchement d'une grève générale illimitée.

Les employés exercent des moyens de pression depuis plusieurs mois.




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