Autonomie des municipalités: la Ligue d'action civique prend le pouls

Frédéric Lapointe, président de la Ligue d'action civique,... (Martin Roy, Le Droit)

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Frédéric Lapointe, président de la Ligue d'action civique, et la conseillère municipale et candidate à la mairie de Gatineau, Sylvie Goneau.

Martin Roy, Le Droit

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La Ligue d'action civique était de passage samedi à Gatineau pour consulter les élus municipaux et les citoyens en prévision de son mémoire qu'il présentera à l'Assemblée nationale concernant le projet de loi 122.

La législation augmenterait l'autonomie et les pouvoirs des municipalités. Celles-ci pourraient, entre autres, procéder à des changements de zonage sans l'accord de la population, sans que les citoyens aient leur mot à dire par voie référendaire. En outre, le maire verrait certains pouvoirs accrus, comme la possibilité de suspendre sans solde un employé. Aussi, les municipalités ne seraient plus obligées d'aller en appel d'offres pour des contrats de moins de 100 000 $.

L'organisation a été invitée par la conseillère du district de Bellevue et candidate à la mairie de Gatineau, Sylvie Goneau. Les conseillers Mike Duggan, Louise Boudrias et Marc Carrière étaient présents à la rencontre.

Mme Goneau n'a pas pris position sur le contenu du projet de loi. « Pour nous, les élus présents ici aujourd'hui, c'est important d'écouter la population, les gens qui sont intéressés par ce projet de loi, et voir comment ils trouvent ces modifications », a-t-elle expliqué.

Le projet de loi sera débattu à compter du 9 février à l'Assemblée nationale.

« Des mémoires seront déposés, des organismes, des associations et des municipalités seront entendus sur ces enjeux, sur les articles proposés. Pour moi, c'est important de sensibiliser la population sur ce qui se passe, sur ce qui est proposé. Sommes-nous d'accord, comme représentant de la population, avec tous ces articles ? Sommes-nous d'accord avec l'idée que les gens n'aient plus la capacité de se mobiliser et de signer un registre ? C'est la raison d'être de la consultation d'aujourd'hui », a indiqué Mme Goneau.

La réunion n'aura attiré qu'une douzaine de personnes, incluant les élus municipaux.

Durant la rencontre, des citoyens ont notamment indiqué que la réglementation entourant la tenue d'un référendum devrait être revue afin d'éviter que des citoyens d'un quartier précis s'opposent à un projet de développement dans leur secteur et ce, au détriment du développement économique de la ville dans son ensemble.

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