Un projet d'un million fait face aux vents contraires

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Le concept de condominiums hangars, où chaque propriétaire d'avion a son espace d'entreposage qu'il aménage comme bon lui semble, est de plus en plus en vogue dans les aéroports régionaux nord-américains.

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Deux promoteurs de la région, un frère et une soeur, tentent depuis 2011 de réaliser un investissement privé d'environ un million de dollars à l'aéroport de Gatineau. Et malgré l'intérêt marqué de la part des autorités municipales, ainsi qu'une proposition de participation financière privée à l'aménagement d'infrastructures publiques, le dossier continue de piétiner.

Carole et David St-Onge ont présenté pour la première fois leur projet de hangars individuels au directeur général de l'aéroport, Gaston Cloutier, il y a près de six ans. Au départ, ils proposaient d'investir directement sur les terrains sous la juridiction de la Corporation de l'aéroport. 

Ce concept de condominiums hangars, où chaque propriétaire d'avion a son espace d'entreposage qu'il aménage comme bon lui semble, est de plus en plus en vogue dans les aéroports régionaux nord-américains, soutiennent les deux promoteurs. La première de trois phases du projet Aviation Zoulou comprenait un hangar de dix places. 

« La réponse de M. Cloutier a été assez immédiate, mentionne Carole St-Onge. Il nous a perçu comme des compétiteurs puisqu'il fait des revenus en louant de l'espace dans les deux grands hangars dont dispose l'aéroport. Nous avons insisté pour présenter officiellement notre projet, mais M. Cloutier ne nous a jamais laissés s'adresser directement au conseil d'administration avant 2014, quand le conseiller Jean Lessard est devenu président de l'aéroport. En janvier 2012, nous avions un refus catégorique de la part de M. Cloutier. »

Plus à l'ouest

Carole et David St-Onge décident de ne pas lancer la serviette pour autant. Ils entreprennent de revoir tout le projet, mais sur des terrains de la Ville, à l'ouest des infrastructures aéroportuaires. 

Les deux promoteurs font des contacts avec des commissaires du Centre local de développement (CLD). Ils sont rapidement mis en relation avec le service de l'urbanisme. Les rencontres et les discussions se multiplient avec le cabinet du maire de l'époque, Marc Bureau, et le directeur général Robert Weemaes. « Toute la partie logistique et technique a été rapidement réglée, raconte Mme St-Onge. Des ingénieurs avaient vu le projet. En juillet 2012, on avait le feu vert de la haute direction de la Ville, mais on nous a laissés entendre que des éléments de gouvernance à l'aéroport devaient d'abord être réglés. »

Le temps passe et viennent les élections de novembre 2013. L'administration Bureau se fait montrer la porte par les électeurs. Pour Aviation Zoulou, tout était à refaire. Les priorités avaient changé. La situation financière de l'aéroport, particulièrement préoccupante à l'époque, était le centre de l'attention et la Ville de Gatineau entreprenait de réformer toute sa structure administrative en développement économique.

Pour des considérations financières et techniques propres à la Ville, Aviation Zoulou présente maintenant le même projet, mais sur des terrains industriels déjà desservis par les services municipaux, situés à l'est de ceux de l'aéroport. « On nous a alors demandé d'attendre, le temps que le plan de relance de l'aéroport mis de l'avant par l'actuelle administration soit complété », note M. St-Onge. 

Il y a quelques mois, la Ville de Gatineau et la Corporation de l'aéroport ont invité Aviation Zoulou a représenter son projet, mais sur les terrains de l'aéroport, comme le proposaient les promoteurs dès 2011. « On se demande si les bonnes personnes sont à la bonne place à l'aéroport », termine M. St-Onge.

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