Burkina Faso: Sylvie Goneau isolée au conseil

Les conseillers ont changé d'idée sur le programme... (Etienne Ranger, Archives Le Droit)

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Les conseillers ont changé d'idée sur le programme de la FCM au Burkina Faso, l'administration a démontré qu'elle ne détient pas les ressources nécessaires pour y participer.

Etienne Ranger, Archives Le Droit

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Après avoir été en mesure de convaincre une majorité d'élus, la semaine dernière, pour que Gatineau s'investisse dans un programme de la Fédération canadienne des municipalités (FCM) qu'elle vendait comme une occasion de développement économique au Burkina Faso, la conseillère et candidate à la mairie, Sylvie Goneau, s'est retrouvée complètement isolée à la table du conseil municipal, mardi, au terme d'une présentation détaillée faite par la haute direction de la Ville. 

L'idée vivement défendue depuis plusieurs semaines par Mme Goneau a finalement été larguée par l'ensemble des élus. Mme Goneau a été la seule à maintenir son vote en faveur d'une participation gatinoise dans ce programme. 

La haute direction de Gatineau a démontré qu'elle n'avait ni les ressources, ni l'expertise recherchée par la FCM pour assurer la coordination du projet de développement économique au Burkina Faso.  

Gatineau aurait dû embaucher, à temps plein, un nouveau fonctionnaire ayant l'expertise recherchée au coût annuel de 90 000 $. Sur la période de quatre ans, cela aurait représenté une dépense municipale supplémentaire de 360 000 $. 

Ce dernier aurait été libéré pendant le tiers de son temps pour assumer la coordination du programme et préparer les missions outre-mer. 

«La Ville a peu, voire aucune expertise, en matière de stratégie et d'activités d'engagement civique et d'emplois inclusifs, de développement d'incubateurs et de la formation pour jeunes et femmes, ou encore sur les façons de soutenir les acteurs de l'économie informelle», tel que demandé par le programme, a insisté la directrice du  module de l'aménagement du territoire et du développement économique, Catherine Marchand. Cette dernière a ajouté que «les objectifs premiers de ce programme ne visent pas l'établissement d'échanges économiques, mais bien l'adoption de pratiques de développement local inclusif».

Goneau satisfaite de son travail 

Mme Goneau a tout de même continué jusqu'à la fin à marteler que le programme de la FCM était une occasion en or pour développer des marchés pour les entreprises gatinoises. Il ne faut pas voir, selon elle, le changement radical de position de la part du conseil comme une défaite politique de sa part.

«Je n'ai pas fait de ça un enjeu politique, a-t-elle affirmé. Tout ce que je voulais c'est que Gatineau soutienne ses paroles par des actions. Je n'avais pas d'attente et mon objectif était de soumettre les opportunités que la FCM offrait à Gatineau en développement économique à l'international. Je suis entièrement satisfaite de mon travail dans ce dossier. On peut conclure aujourd'hui que la Ville n'est pas prête pour faire du développement économique à l'international. Elle n'a pas les ressources et n'a pas l'expertise pour le faire. Nous aurons besoin d'une planification et d'actions concrètes.»

Quant au maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, une leçon doit être retenue de toutes ces discussions.

«Avant de poser des gestes, il faut avoir eu le temps d'analyser les choses et de poser un regard rigoureux avant de prendre une décision», a-t-il affirmé.

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