Le Burkina Faso, un avantage à «long terme»

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Les nouveaux marchés du Burkina Faso représentent une occasion en or pour Gatineau, selon Sylvie Goneau.

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Les échanges commerciaux entre Gatineau et le Burkina Faso, bien qu'ils puissent constituer un avantage « à long terme », sont loin d'être le principal objectif du programme de la Fédération canadienne des municipalités (FCM) dans lequel la conseillère Sylvie Goneau souhaite voir la Ville s'impliquer pour les quatre prochaines années.

L'épineux dossier du développement économique au Burkina Faso revient à la table du conseil municipal de Gatineau, mardi, alors que la haute direction de la Ville doit préciser aux élus les impacts sur l'administration municipale d'une participation à ce programme de la FCM.

Défendue avec vigueur par la conseillère et candidate à la mairie en 2017, Sylvie Goneau, la mise en candidature de Gatineau a recueilli une courte majorité d'une voix au conseil municipal, mardi dernier. Mme Goneau présente ce programme comme une occasion en or pour la municipalité de développer de nouveaux marchés pour ses entreprises, alors que le maire Maxime Pedneaud-Jobin le qualifie de «mauvaise réponse à un vrai désir d'action internationale».

Selon lui, ce programme de la FCM repose plus sur de l'accompagnement institutionnel que sur des opportunités économiques. La FCM elle-même a tendance à donner raison au maire sur ce dernier point. « Même si les possibilités d'échanges commerciaux entre [Gatineau] et [Burkina Faso] peuvent constituer un avantage à long terme, elles ne sont pas le principal objet de cette collaboration entre pairs », précise Mélanie Amyotte, porte-parole de la FCM.

Les documents d'appel de candidatures disponibles sur le site de la FCM pour le programme demeurent très vagues sur les possibles retombées économiques pour les villes canadiennes participantes. 

Le programme vise d'abord et avant tout le renforcement des capacités des gouvernements municipaux. Le rôle de la Ville de Gatineau serait de « proposer des conseils, de la formation et des pratiques exemplaires pouvant soutenir le développement local », peut-on lire sur le site de la FCM.

Gatineau devra s'engager à « consacrer un effort bénévole minimal de la part du personnel municipal ». Des missions annuelles d'une durée deux semaines devront être faites là-bas.

La Ville doit aussi « désigner à même son personnel un coordonnateur et un groupe d'experts qui collaboreront à la mise en oeuvre du programme ».




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