Le ton monte encore à la STO

Le ton continue de monter à la Société de transport de l'Outaouais (STO). (Etienne Ranger, Archives Le Droit)

Agrandir

Etienne Ranger, Archives Le Droit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Le ton continue de monter à la Société de transport de l'Outaouais (STO).

Le syndicat des chauffeurs et des employés de l'entretien a diffusé un communiqué de presse dénonciateur, mercredi matin, soulignant que cinq autobus fonctionnels étaient immobilisés au garage par la STO depuis la veille. Le transporteur a rapidement démenti ces informations partagées par le syndicat.

« On n'a aucun intérêt à retenir des véhicules inutilement au garage, affirme la responsable des affaires publiques de la STO, Céline Gauthier, en entrevue avec Le Droit. Dès qu'un autobus est libre, il reprend la route avec un chauffeur muni d'un horaire qui permettra à la clientèle d'obtenir un maximum de voyages. »

Le syndicat a également dénoncé mercredi matin le renvoi à la maison, sans salaire, de chauffeurs qui ne peuvent travailler en raison de l'indisponibilité des autobus, soulignant au passage que ce n'était pas le cas avant la grève du zèle.

Mme Gauthier a répliqué que la STO est en droit de renvoyer des chauffeurs à la maison puisque « dans le cadre d'une grève, la convention collective ne s'applique plus ».

« Cette situation est générée, pas par la STO, mais par eux-mêmes, poursuit-elle. Ils déclarent des autobus non disponibles. Ils refusent de faire du temps supplémentaire. Ça résulte en des annulations de voyage. »

De son côté, le syndicat des chauffeurs et des employés de l'entretien a remis en doute la volonté exprimée la semaine dernière par le président de la STO, Gilles Carpentier, de négocier « jour et nuit ». La STO aurait récemment refusé des demandes de libérations syndicales, « incluant celles du comité de négociation ».

Sans entrer dans les détails, Céline Gauthier a répliqué que, « comme à l'habitude, les représentants syndicaux vont être libérés de leurs tâches quotidiennes pour participer aux négociations ».

La reprise des négociations entre les deux parties est prévue lundi. 

Impacts sur le service

Par ailleurs, la frustration de certains usagers s'est faite sentir mercredi matin, à la station De la Gappe. Un client de la STO a indiqué au Droit y avoir attendu pendant plus de 20 minutes, peu après 7h, avant de pouvoir monter dans un autobus.

«Il y avait environ 200 personnes qui attendaient, et les autobus arrivaient soit pleins, soit vides parce qu'ils étaient en transit, a-t-il raconté. (...) À un moment donné, il y en a un qui est arrivé avec une dizaine de places dedans, mais l'autobus s'est arrêté avant d'être rendu au bout de la file, là où il y avait les gens qui attendaient depuis le plus longtemps. Il y a deux usagers qui sont partis et qui sont allés frapper dans la fenêtre du chauffeur et ils ont crié après lui avec des termes pas très polis.»

Le chauffeur serait resté derrière son volant, en laissant monter des passagers pour les quelques places disponibles à bord.

Plus de 80 voyages ont été annulés à l'heure de pointe de fin de journée mercredi. 

Le transporteur public précise que jusqu'à nouvel ordre, entre 75 et 80 voyages seront rayés de l'horaire habituel aux heures de pointe matinale et de fin d'après-midi, et ce jusqu'à la fin de la semaine. Le nombre pourrait varier à la hausse comme à la baisse. 

La STO diffusera par les alertes Info-réseau, les annulations de voyages supplémentaires et imprévus mais ne peut s'engager à communiquer les annulations qui ont lieu à la toute dernière minute. 

Avec Justine Mercier et Daniel LeBlanc

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer