Développement économique en Afrique: le conseil divisé

«C'est fini le temps des grands parleurs et... (Etienne Ranger, Archives Le Droit)

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«C'est fini le temps des grands parleurs et des petits faiseurs», a déclaré la conseillère Sylvie Goneau.

Etienne Ranger, Archives Le Droit

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Le conseil municipal de Gatineau s'est déchiré sur de nombreux sujets depuis le début du présent mandat, mais il ne l'avait encore jamais fait sur la question du développement économique en Afrique.

Une résolution amenée à la table par la conseillère Sylvie Goneau pour que la Ville de Gatineau profite d'un programme de la Fédération canadienne des municipalités pour aller faire du développement économique au Burkina Faso a été adoptée, à l'arraché, à 10 contre 9, mardi soir. 

Gatineau va donc signifier à la FCM son intérêt pour ce programme, mais se donne encore une semaine pour évaluer les impacts administratifs d'une telle participation qui nécessiterait de dégager des ressources humaines de la Ville pendant une période de quatre ans.

Pour la candidate à la mairie en 2017, il s'agissait d'une victoire politique. Plus tôt dans la journée, la directrice générale de la Ville, Marie-Hélène Lajoie a tout fait pour dissuader le conseil d'adopter cette résolution, jugeant que son organisation n'avait pas les ressources humaines pour participer à un tel programme, alors que Mme Goneau faisait face à l'opposition du maire et de plusieurs autres conseillers.

« Ça fait depuis 2013 qu'on prépare le terrain avec l'Afrique, a lancé Mme Goneau, quelques instants après le vote. On a un maire qui ne fait que parler et parler, mais ce soir on a arrêté de parler et on a fait un geste concret. C'est fini le temps des grands parleurs et des petits faiseurs. »

Le maire Pedneaud-Jobin était visiblement déçu de la décision du conseil. « Ce programme-là est une mauvaise réponse à un vrai désir d'action internationale, a-t-il indiqué. Ce n'est pas du développement économique, c'est de l'accompagnement institutionnel sur le thème du développement économique. On parle de vouloir enrichir nos entreprises au Burkina Faso, un des 25 pays les plus pauvres de la planète. Pour du développement économique, c'est un mauvais choix. »

Mme Goneau affirme que le maire ne comprend pas le programme de la FCM et soutient que le Burkina Faso est un pays en émergence où les opportunités d'affaires pour les entreprises gatinoises sont nombreuses.

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