Guerre de mots à la STO

Gilles Carpentier, qui préside le conseil d'administration de... (Etienne Ranger, Archives Le Droit)

Agrandir

Gilles Carpentier, qui préside le conseil d'administration de la STO, n'a pas voulu commenter les derniers développements dans le conflit de travail qui opposent le transporteur à ses chauffeurs et employés d'entretien.

Etienne Ranger, Archives Le Droit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Autant le président Gilles Carpentier que la direction de la Société de transport de l'Outaouais (STO) ont choisi de ne pas offrir une réaction à chaud après que le Syndicat des chauffeurs et employés de l'entretien ait annoncé ses couleurs mercredi soir.

« La STO va analyser l'ensemble des propos tenus ce soir par les représentants syndicaux devant les médias et va commenter officiellement demain (jeudi) en cours de journée », s'est contentée d'indiquer la porte-parole Céline Gauthier. 

Par ailleurs, signe que les tensions sont vives et que leurs positions sont grandement éloignées, les deux parties se sont livrés à une véritable guerre de mots au cours de la journée de mercredi.

La STO a par exemple déploré le « manque de respect » du syndicat, affirmant qu'elle apprenait par l'entremise des médias l'intention du Syndicat des chauffeurs et employés de l'entretien de ne pas exercer son droit de grève générale illimitée tel que mentionné dans le préavis de grève de 72 h reçu par la STO lundi soir.  

« Dès que la STO a pris connaissance par le biais des médias des moyens envisagés par le syndicat pour ce vendredi, le porte-parole patronal à la table de négociation a tenté de rejoindre son vis-à-vis syndical, mais sans succès », a dénoncé le transporteur public par voie de communiqué. 

D'autre part, le maire Maxime Pedneaud-Jobin a prévenu mercredi qu'il allait s'exclure du discours public dans le dossier de la STO pour un temps. 

« Dans un conflit de travail comme ça, il ne peut y avoir qu'un seul porte-parole et ce sera M. Carpentier. Moi je veux une entente. Tout le conseil veut une entente, mais je ne commenterai pas les stratégies des uns ou des autres. Ce n'est pas une bonne idée d'avoir quatre mains sur le volant. Je ne souhaite pas amener de la confusion dans le message public », a-t-il lancé. 

Des options

La menace de grève générale illimitée planant toujours même si elle est écartée à court terme, bon nombre d'usagers de la STO tentent de trouver des solutions advenant que le pire scénario se concrétise. 

Par exemple, un groupe Facebook baptisé « Co-Voiturage Gatineau pendant la Greve de la STO » a été créé afin de mettre en contact des usagers devant se trouver un plan B.

Dans la fonction publique fédérale, les employés qui résident sur la rive québécoise ont été avertis par courriel d'envisager d'autres moyens de transport en cas d'arrêt de travail, en plus d'être informés que les demandes d'assouplissement des modalités de travail seront traitées au cas par cas, à la discrétion des gestionnaires. 

« Il incombe à chaque employé de se présenter au travail sans l'octroi d'autres subventions pour le transport et le stationnement. De façon semblable, les demandes de congé seront étudiées conformément aux dispositions des conventions collectives ou des modalités de travail des employés. Ainsi, les congés payés, autres que les congés annuels et les congés compensatoires, ne seraient pas, en temps normal, accordés aux employés qui ne se présentent pas au travail uniquement en raison de l'interruption », peut-on lire dans un message dont Le Droit a obtenu copie. 

Dans l'éventualité d'un débrayage dans les prochaines semaines, la STO indique que « selon le type de grève et la durée de celle-ci, des mesures compensatoires pour les détenteurs d'abonnements sont envisagées ». 

Les détails de celles-ci n'ont toutefois pas été révélés. 

La STO suggère aussi d'autres possibilités à ses usagers, comme l'utilisation de Communauto, le télétravail, l'étalement des heures de travail, les taxis ou le service Uber. 

Presque tous les parc-o-bus pourront être utilisés gratuitement pendant une éventuelle grève, sauf ceux du centre Robert-Guertin, des Promenades et Saint-Alexandre, réservés aux détenteurs de vignettes.

Avec Justine Mercier et Mathieu Bélanger

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer