Épicerie dans l'île de Hull: Laferrière «tire la plogue»

La conseillère Denise Laferrière... (Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit)

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La conseillère Denise Laferrière

Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit

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La conseillère Denise Laferrière a officiellement « tiré la plogue » sur le projet d'épicerie coopérative dans le Vieux-Hull. Elle a confirmé, mardi, que les 300 000 $ mis de côté depuis plusieurs années pour servir de levier financier serviront finalement à d'autres projets.

« J'avais averti la coopérative que je lui donnais jusqu'à la fin 2016 pour trouver une solution concrète, rappelle-t-elle. Là, ça fait dix ans. Si ce projet avait eu à réussir, en dix ans, ça aurait réussi. Laissons l'entreprise privée s'en occuper quand elle jugera que les conditions nécessaires seront-là. »

Cette décision déçoit au plus haut point l'Association des résidents du Vieux-Hull. Son président, Jean-Pierre Couture, affirme que les citoyens, d'une « voix forte », ont fait savoir à la conseillère, lors d'une rencontre citoyenne à la fin de 2016, que le projet d'épicerie était « le plus nécessaire et le plus porteur » et que les fonds réservés devaient être maintenus.

« Mme Laferrière a entrepris un processus de consultation, dit-il. Là, elle va à l'encontre du processus qu'elle a elle-même mis en place. Le projet d'épicerie continue de se classer devant tous les autres de manière claire et nette. Je partage l'impatience de Mme Laferrière, mais son impatience n'a pas à se transformer en destruction de ce projet pour lequel des gens travaillent depuis dix ans. Elle est en fin de carrière politique. Un mandat peut se terminer en catastrophe ou de manière intelligente. »

Pétition

Une pétition est actuellement en circulation dans le centre-ville pour convaincre la conseillère de préserver le montant mis de côté pour l'épicerie. « Je ne changerai pas d'idée », a laissé tomber Mme Laferrière. 

Cette dernière doit bientôt annoncer les projets qu'elle acceptera de financer avec les 300 000 $ anciennement réservés à l'épicerie et avec l'aide d'un autre montant discrétionnaire de 262 000 $. Il n'est pas question pour elle de refiler cette somme à son successeur dans le centre-ville. « Ça serait un cadeau grec », lance-t-elle. 

Un montant de 100 000 $ ira au montage financier pour un terrain synthétique à côté de l'école secondaire de l'Île. Une autre somme servira à climatiser le local utilisé par les Enfants de l'espoir au parc Dupuis. Il y a aussi un projet de terrain synthétique près de l'école Saint-Rédempteur qui pourrait recevoir une somme de 15 000 $.

Mme Laferrière songe aussi à investir un montant relativement important pour la rénovation de la sculpture fontaine située devant l'édifice des Terrasses de la Chaudière. « En y mettant un gros montant, ça forcerait la Ville à investir elle aussi pour remettre en état cette oeuvre d'art. »

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