Grève à la STO: appel à la négociation

« La STO est consternée de constater que le... (Martin Roy, Archives Le Droit)

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« La STO est consternée de constater que le syndicat prend la population en otage», a déclaré le président, Gilles Carpentier, par voie de communiqué.

Martin Roy, Archives Le Droit

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Les usagers de la Société de transport en Outaouais (STO) doivent se préparer à une grève générale des chauffeurs et des employés de l'entretien qui entrerait en vigueur dès vendredi, aux petites heures du matin.

C'est du moins l'avis que le transporteur public a lancé à la population, en fin de journée, mardi, par voie de communiqué de presse. La STO affirme citer à cet effet le préavis de grève transmis par la partie syndicale, lundi, et conclut pour l'instant qu'il n'y aura aucun service vendredi matin.

Le président du syndicat, Félix Gendron, affirme plutôt au Droit que le déclenchement de la grève dès vendredi demeure une possibilité, mais n'est pas une certitude pour l'instant. Les syndiqués sont d'ailleurs convoqués à une importante assemblée générale mercredi, à ce sujet. Le syndicat laisse aussi entendre qu'il y'a plusieurs niveaux à une grève et que cela n'implique pas automatiquement une absence totale de véhicules sur le réseau dès vendredi. 

Plus tôt en journée, mardi, le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, et le président de la STO, Gilles Carpentier, ont lancé un appel à la négociation. Ce dernier invitait les représentants syndicaux à revenir à la table de négociation, mais ajoutait, du même souffle, qu'il n'était pas question pour l'instant de modifier les offres patronales. 

« On n'est pas là, a-t-il lancé. Il y a un mandat en place et tout le conseil d'administration de la STO réitère sa confiance envers le comité de négociation. Une entente c'est du donnant-donnant. Quand il y aura du mouvement des deux parties, on pourra progresser. Le mandat de négociation est inchangé depuis le début et il le demeurera tant que notre comité ne nous dira pas qu'il a besoin d'être révisé. »

En fin de journée, le ton était tout autre. « La STO est consternée de constater que le syndicat prend la population en otage, a déclaré le président par voie de communiqué. Le syndicat devra assumer les conséquences de sa décision, avec les impacts que cela suppose sur les déplacements de toute une population et avec les risques que cela peut impliquer sur sa santé et sa sécurité. »

Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, a indiqué que des discussions étaient en cours afin de mettre en place, le cas échéant, des mesures pour atténuer les impacts d'une grève sur les milliers d'utilisateurs du transport en commun. Ce dernier a toutefois refusé de livrer le moindre détail au sujet de ce plan en cours de préparation.

« Je ne veux pas en parler, a-t-il lancé. L'important c'est de tout faire pour éviter d'en arriver là. Oui nous aurons un plan de contingence, mais avant tout, l'objectif c'est d'éviter ça. Il faut que la STO et le syndicat se parlent pour éviter des impacts quotidiens importants pour des milliers de personnes. »

Selon le maire, la meilleure façon de rassurer les usagers pour l'instant est de faire un appel à la négociation. « Je comprends que les chauffeurs ont le droit de défendre leurs intérêts et que la STO doit faire la même chose pour elle et les payeurs de taxes, mais entre les deux, il y a des citoyens qui pourraient vivre de graves conséquences s'il y a une grève. »

M. Carpentier a rappelé qu'une rencontre de conciliation est prévue vendredi entre les deux parties. « Continuons à nous parler et nous allons réussir à trouver un terrain d'entente, a-t-il ajouté. Je dis aux usagers de la STO de demeurer positifs. Nous verrons ce que le syndicat aura à nous dire après son assemblée générale de mercredi. »

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