Le maire manque de courage, dénoncent ses adversaires

Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, est la... (Patrick Woodbury, Le Droit)

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Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, est la cible de ses adversaires au conseil municipal.

Patrick Woodbury, Le Droit

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Les principaux adversaires du maire Maxime Pedneaud-Jobin à la table du conseil municipal lui reprochent de se complaire dans des hausses systématiques des taxes de 2,9 % et de manquer de courage politique afin de faire les choix qui s'imposent pour réduire la pression qui pèse sur les contribuables.

Le Droit révélait, dans son édition de jeudi qu'une majorité d'élus a refusé, en novembre, d'adopter, à huis clos, les orientations budgétaires pour le budget de 2018 qui prévoyaient une cinquième hausse consécutive de taxe de 2,9 %. L'information a été corroborée par plusieurs élus présents lors de ces discussions.   

L'attachée de presse du maire Pedneaud-Jobin, Laurence Gillot, rappelle toutefois que ces hausses de 2,9 % sont inscrites dans le plan financier long terme de la Ville de Gatineau adopté par l'ancien conseil en 2011 et que le présent conseil a continué de respecter pendant le mandat actuel. 

Orientations stratégiques à long terme ou pas, il est plus que temps de revoir tout ça, clament de nombreux élus indépendants, à commencer par la conseillère et candidate à la maire en novembre prochain, Sylvie Goneau. «On va se dire les vraies affaires, ces augmentations, c'est aussi l'orientation du maire, lance-t-elle. Il est à l'aise avec ces augmentations systématiques. Il refuse d'écouter la population. Il manque de courage pour aller chercher des économies sur la masse salariale. Il manque de courage pour revoir les services qu'on offre. Là on voit qu'une majorité d'élus au conseil est parvenue à barrer la route à ce maire qui souhaitait encore augmenter de 2,9 % les taxes l'année prochaine.»

Le vice-président du comité exécutif, Gilles Carpentier, est d'un tout autre avis. Sans se sentir attaché aux orientations qui seront adoptées, il affirme qu'il n'y a pas de raison aujourd'hui de déroger de la planification stratégique. 

«Si plus tard on trouve que ça ne fait plus l'affaire, nous avons tous les outils en main pour revoir ça, dit-il. Pour l'instant, continuons de travailler en fonction de la méthodologie qu'on a développé avec nos services.»

Le conseiller Maxime Tremblay croit plutôt qu'il est temps pour Gatineau de se remettre en question. Il y a maintenant lieu d'aller beaucoup plus loin et de poursuivre l'exercice en cours à la commission de révision des dépenses. Il est envisageable, selon lui, de limiter à 1,9 % la hausse des taxes l'an prochain. «Mais pour ça il faut avoir le courage de donner des vraies orientations à nos services, avec des vrais objectifs et des vrais échéanciers, ajoute-t-il. C'est ça qui manque au maire actuel, mais c'est comme ça qu'on atteindra les résultats souhaités.»

Le secteur des arts et de la culture dans lequel un peu plus de 10 millions $ sont dépensés annuellement est un secteur qui mériterait une attention particulière pour dégager des économies, soutient le conseiller Jocelyn Blondin. À son avis, l'augmentation des taxes en 2018 pourrait être limitée à 2,3 %, en calculant la taxe dédiée aux infrastructures de 1 %.

«Je sais que je vais m'attirer des critiques et encore passer pour le méchant qui veut couper dans la culture, mais ce n'est pas ça, dit-il. Il y a dans ce secteur de grosses dépenses qui mériteraient une analyse.»

Ce dernier affirme avoir senti de l'obstruction de la part de l'administration municipale chaque fois qu'il a tenté de soulever la question. 

«Ça semble toujours trop compliqué, avance-t-il. Je n'accepte plus ça. Quand on refuse de faire un exercice, il y a toujours moyen de s'organiser pour ne pas le faire. Ça commence à me choquer. Il n'y a pas de secteur intouchable. Avant de forcer une autre hausse des taxes, je vais demander une analyse sérieuse de nos dépenses dans ce domaine.»

Des discussions publiques sur les orientations budgétaires pour 2018 doivent avoir lieu prochainement.

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