Bilan de l'année 2016

Un personnage: Régis Labeaume (Archives, LeDroit)

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Un personnage: Régis Labeaume

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Le maire de Québec, Régis Labeaume

Etienne Ranger, Archives Le Droit

Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, est sans aucun doute le politicien jouissant, année après année, de la plus imposante couverture médiatique dans la région, mais à la fin de 2016, c'est son homologue de Québec, Régis Labeaume, qui a retenu notre attention.

Sa visite à Gatineau, le 17 novembre, s'est avérée un couteau à double tranchant pour le maire de Gatineau.

M. Labeaume n'a pas manqué de faire des vagues en appelant les Gatinois à réélire leur maire en 2017, en dénonçant le projet des tours Brigil dans le centre-ville et en s'adressant de manière cavalière à la conseillère Sylvie Goneau lors d'un dîner privé avec le conseil municipal.

Ces propos, jamais précisés publiquement, ont été vivement dénoncés par une majorité de conseillers qui y ont vu un objectif partisan. «Que ce soit le maire de Québec ou le pape, personne n'a le droit de venir ici pour nous insulter, a plus tard déclaré le conseiller Gilles Carpentier. J'ai été estomaqué de voir le comportement impoli, arrogant et disgracieux du maire Labeaume à l'égard de Mme Goneau.»

Les dépenses associées à la visite de M. Labeaume font présentement l'objet d'une plainte auprès de la Commission municipale du Québec.

Un lieu: la rue Jacques-Cartier

Les travaux sur la rue Jacques-Cartier ont été... (Martin Roy, Archives Le Droit) - image 4.0

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Les travaux sur la rue Jacques-Cartier ont été réalisés au coût de 43 millions $.

Martin Roy, Archives Le Droit

L'année 2016 a marqué la fin de l'un des plus importants chantiers d'aménagement urbain de l'histoire de la nouvelle Ville de Gatineau: la rue Jacques-Cartier.

Les travaux réalisés au coût de 43 millions $, dont 16 provenaient de la Commission de la capitale nationale (CCN), se sont étendus de juillet 2013 jusqu'à l'automne dernier.

Le réaménagement du secteur a donné lieu à d'importantes fouilles archéologiques qui ont permis de découvrir plus de 125 000 artefacts dont l'origine date de 3600 à 7000 ans. L'aménagement de la Place Abinan revêt aussi un caractère particulier puisqu'elle symbolise un rapprochement entre Gatineau et les communautés autochtones, notamment celle de Kitigan Zibi.

Pour le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, la promenade qui longe la rivière des Outaouais sur une distance de 3,2 kilomètres pourrait devenir l'étincelle qu'attendait tout le secteur Pointe-Gatineau pour regagner son dynamisme d'autrefois.

Un mot: autonomie

«Moment historique», «pas de géant», «grande victoire»; les superlatifs n'ont pas manqué au maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, pour qualifier la journée du 6 décembre dernier.

Et cela n'avait rien à voir avec le dernier budget de son mandat adopté dans la division, le jour-même. Le maire avait plutôt en tête le projet de loi 122 portant sur l'autonomie des villes, déposé en milieu d'après-midi, à l'Assemblée nationale.

Ce moment, les villes l'attendaient depuis des années.

Une fois adoptée, cette pièce législative offrira la possibilité aux municipalités de prélever de nouveaux revenus, notamment en taxant les espaces de stationnement et en percevant des sommes à même les droits d'immatriculation.

Les villes verront leur capacité d'action s'accroître dans plusieurs domaines.

«C'est vraiment un projet de loi qui reconnaît les villes comme des gouvernements de proximité, a dit le maire. L'époque où les municipalités étaient des créatures du gouvernement provincial est terminée.»

Le projet de loi 122 doit être étudié et adopté plus tard en 2017.

Un chiffre: 12 millions $

En mars, la Cour supérieure du Québec a invalidé... (Patrick Woodbury, Archives Le Droit) - image 7.0

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En mars, la Cour supérieure du Québec a invalidé la réglementation gatinoise sur les frais de croissance.

Patrick Woodbury, Archives Le Droit

Le débat sur les frais de croissance a vivement animé le conseil municipal en début d'année, notamment sur la question de l'imposition aux institutions publiques.

Toutefois, le 16 mars, c'est toute l'administration municipale qui a été fortement ébranlée. Dans une décision attendue depuis des mois, la Cour supérieure du Québec a invalidé la réglementation gatinoise et forcé la Ville à rembourser les quelque 12 millions $ perçus aux promoteurs immobiliers depuis 2013 en frais de croissance.

Le choc financier est relatif puisque la Ville n'avait toujours pas dépensé l'argent, préférant le placer dans une réserve en attendant la décision des tribunaux.

Le maire Maxime Pedneaud-Jobin a qualifié ce jugement de «défaite pour les contribuables gatinois». La Loi 83 adoptée quelques mois plus tard à l'Assemblée nationale viendra toutefois autoriser l'imposition de frais de croissance.

Le jugement de la Cour supérieure, lui, servira de balise pour l'encadrement de la nouvelle réglementation sur laquelle travaille déjà la Ville de Gatineau.

Une nouvelle mouture doit être présentée au conseil municipal en juin prochain.

Une résolution: en finir avec Guertin

Maxime Pedneaud-Jobin affirme qu'un projet emballant d'amphithéâtre de... (Courtoisie) - image 9.0

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Maxime Pedneaud-Jobin affirme qu'un projet emballant d'amphithéâtre de 4000 bancs et de trois glaces communautaires à Place de la Cité est à portée de main.

Courtoisie

Politiciens, fonctionnaires, et citoyens, tous souhaitent pouvoir enfin en finir avec ce dossier toxique qui gruge de l'énergie à toute une fonction publique depuis des années, sème la bisbille parmi les élus et nourrit le cynisme de la population.

Le dossier Guertin a même réussi à contaminer le caucus libéral de l'Outaouais qui ne parvient même plus à maintenir une unité de façade lorsqu'il en est question publiquement.

Le maire Maxime Pedneaud-Jobin affirme qu'un projet emballant d'amphithéâtre de 4000 bancs et de trois glaces communautaires à Place de la Cité est à portée de main grâce à une entente à venir entre la Ville et Vision multisports Outaouais.

Il est maintenant connu de tous qu'un projet de loi privé sera nécessaire pour assurer la légalité du modèle de gestion proposé par la municipalité et son partenaire.

L'Assemblée nationale devra d'ailleurs se prononcer sur ce projet de loi, le printemps prochain.

Le maire Pedneaud-Jobin devrait parvenir à réunir une majorité de conseillers derrière ce projet, mais une croix a déjà été faite sur l'atteinte de l'unanimité.

Certains conseillers s'opposeront jusqu'à la toute fin dans ce dossier.




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