La STO va tester les pneus à traction

Le président de la STO, Gilles Carpentier, a... (Etienne Ranger, Archives Le Droit)

Agrandir

Le président de la STO, Gilles Carpentier, a dressé le bilan de l'année 2016 lors de la réunion du conseil d'administration jeudi soir.

Etienne Ranger, Archives Le Droit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Critiquée par ses chauffeurs depuis deux ans parce que ses autobus roulent avec des pneus à rayures en saison froide, ce qui augmente du même coup selon eux la distance de freinage et les risques d'enlisement, la Société de transport de l'Outaouais (STO) procédera à des essais avec des pneus à traction sur certains véhicules de sa flotte plus tard cet hiver.

À la suite d'un appel d'offres qui sera lancé à la mi-janvier, la STO compte mandater une entreprise pour tester autant l'efficacité des pneus à traction que celle des pneus à rayure utilisés actuellement sur la majorité de ses autobus.

« L'objecif, c'est de voir les bénéfices d'un versus l'autre et de faire des choix par la suite pour les années subséquentes pour trouver la meilleure option possible sur l'ensemble de nos véhicules », explique la directrice générale Line Thiffeault, qui ajoute que si on privilégie l'alternative des pneus à traction, l'objectif est d'en faire l'achat et de les installer à temps pour l'hiver 2017-2018. À la STO, les contrats pour les pneus arrivent habituellement à échéance en octobre, dit-elle. 

La STO ignore à combien s'élèvera la facture si elle doit munir ses quelque 300 autobus de pneus à traction, mais chose certaine, il s'agira d'un montant significatif, précise Mme Thiffeault. 

« C'est pour cela qu'on s'embarque dans des tests avant de faire ce choix-là. On veut bien faire nos devoirs. [...] Et le conseil d'administration nous a clairement donné le message qu'il n'y aurait pas de compromis à faire s'il y avait une notion de sécurité qui s'appliquait. Maintenant, encore faut-il que les données démontrent une différence de façon significative », indique-t-elle, rappelant qu'il n'existe pas de pneus d'hiver pour les autobus en Amérique du Nord. 

Même si la plupart des sociétés de transport de la Belle Province ont recours aux pneus à traction, Line Thiffeault tient à dire que le portrait est varié à travers le pays. 

« À l'échelle canadienne, on a des mélanges. On a des gens qui ont des pneus comme nous et qui sont aussi soumis à la neige que nous, alors que d'autres ont choisi d'autres options. Il y en a aussi qui ont fait des tests et qui en sont arrivés à la conclusion que des pneus comme les nôtres étaient bons. Pour nous, c'est important de se faire une tête avec l'ensemble des produits sur le marché », dit-elle.

Négociations

Cinq jours après que ses chauffeurs aient voté massivement en faveur d'un mandat de grève (98 %), le transporteur public s'est fait une fois de plus avare de commentaires, se contentant d'affirmer que les négociations en vue du renouvellement de la convention collective, échue depuis quasi deux ans, se poursuivent.

« On progresse et des séances de médiation sont prévues sur une assez bonne période. Les parties continuent à se parler et c'est ce que l'on veut. Nous sommes engagés dans un processus où l'on veut qu'à la fin on puisse se serrer la main, avoir une convention qui plaît aux deux parties », de dire le président Gilles Carpentier. Pour lui, pas question de commenter le scénario d'une grève car il ne s'agit que d'une hypothèse. 

Chiffres positifs 

Par ailleurs, la STO a révélé que son achalandage était en hausse de 2,4 % en novembre dernier, soit l'une des plus fortes augmentations de l'année. Uniquement au chapitre des abonnements pour adultes, les ventes ont bondi de 4,1 %, ce qui représente 554 abonnements de plus comparativement au même mois en 2015.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer