Mobilité réduite, contravention rapide

Denis Carrier, qui a contesté une contravention et... (Martin Roy, Le Droit)

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Denis Carrier, qui a contesté une contravention et gagné sa cause, estime qu'il est temps que le règlement municipal soit modifié.

Martin Roy, Le Droit

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Un Gatinois qui a fait annuler sa contravention « au nom de l'accessibilité » à la Cour municipale, lundi, veut maintenant plaider sa cause aux élus de la Ville et faire campagne pour des stationnements mieux adaptés aux personnes à mobilité réduite.

Le 2 février dernier, Denis Carrier a reconduit une femme fragile chez elle, en lui donnant un coup de main pour se rendre à son logement de la rue Radisson, dans le secteur Hull. M. Carrier s'est déjà impliqué auprès de la section régionale de l'Association québécoise de défense des droits des personnes retraitées et préretraitées (AQDR).

L'imposant édifice du 4, rue Radisson abrite plusieurs locataires, et un bon nombre d'entre eux sont âgés ou éprouvent certaines difficultés à se mouvoir.

« En entrant sur cette propriété, il y a un stationnement pour visiteurs, raconte-t-il. Mais il est plutôt loin pour la dame malade que je raccompagnais. Elle marchait à pas de souris. J'ai donc stationné ma voiture devant la porte pour la raccompagner à l'intérieur. Je suis revenu à ma voiture après moins de dix minutes, et j'avais déjà une contravention pour stationnement illégal. »

M. Carrier concède qu'il était dans l'illégalité. Le stationnement est interdit à cet endroit, sauf pour les véhicules d'urgence.

« Le préposé au stationnement de la Ville a fait son travail, je le sais bien, dit-il. Mais en même temps, il faut dire qu'il devait être bien prêt, à la vitesse où tout cela s'est produit. »

Sensibilisation

Le Gatinois a contesté sa contravention en plaidant l'accessibilité. Lundi, un procureur de la Couronne lui a donné raison et l'a exempté de sa contravention, dont le montant aurait pu atteindre 175 $, frais judiciaires inclus.

« Selon moi, le règlement municipal devrait être amélioré, plaide-t-il. Il doit y avoir davantage de stationnements de courte durée près des édifices à logements privés ou publics. La Cour ne pouvait pas ordonner d'injonction pour que la décision s'applique en tout temps. On m'a conseillé de sensibiliser les gens. C'est ce que je fais. »

M. Carrier espère s'entretenir avec les élus municipaux, dont Richard Bégin, président de la Commission sur les aînés, et président du Comité consultatif d'urbanisme.

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